Lors de son passage sur RTL, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a affirmé que l'ultragauche était "manifestement responsable" de la mort de Quentin D., un jeune étudiant nationaliste de 23 ans, agressé à Lyon en marge d'une conférence. Ces commentaires, rapportés par Le Parisien, se sont intensifiés depuis que le collectif Némésis a fait état de l'agression par des membres de la Jeune Garde, un groupe antifa soutenu par La France Insoumise.
Le ministre a déclaré : "C’est l’ultragauche qui manifestement a tué Quentin D.". Ces révélations font suite à un climat de tensions croissantes entre les différentes factions politiques, exacerbées par des actes de violence sur le terrain. Bruno Retailleau, ancien ministre de l'Intérieur, avait dissous cette Jeune Garde en juin dernier, une décision qui continue de susciter des tensions. Le député LFI Raphaël Arnault a dénoncé cette dissolution, affirmant : "Ils nous ont tentés de nous détruire dans la rue, et ils s'en souviennent encore."
La mort de Quentin a également entraîné des réactions fortes sur les réseaux sociaux, notamment de la part de figures de la droite, comme Catherine Jaouen, qui a accablé l'"extrême gauche" de meurtre. Elle a écrit sur X : "La dernière barrière est franchie. L’extrême gauche se rend aujourd'hui coupable de meurtre." D'autres ont demandé que le gouvernement considère ces groupes comme des "terroristes".
Le président Emmanuel Macron a exprimé ses condoléances à la famille de Quentin, affirmant qu'"aucune cause, aucune idéologie ne justifiera jamais que l'on tue". Ce climat de violence a porté à ce que les permanences de La France insoumise soient endommagées à Metz et Lille, révélant ainsi une montée des hostilités qui pourrait marquer un tournant dans le débat politique français.
La mort de Quentin, début d'une guerre entre la gauche et la droite ?
Depuis l'agression, les tensions politiques n'ont cessé d'escalader. Les attaques sur les réseaux sociaux se multiplient, et la réponse des politiques de droite devient de plus en plus virulente. Le député Éric Ciotti, comme d'autres, a unanimement condamné les violences, plaidant pour une approche plus radicale à l'égard de la radicalisation politique. De même, Marine Le Pen a lancé un appel clair au gouvernement, demandant d’agir contre ces milices, qualifiant la situation de "terrible" et nécessitant une réaction urgente.
Face à une telle violence, les appels à la retenue et au respect se multiplient, mais le danger de polarisation du débat public reste omniprésent. Alors que les parties concernées renforcent leurs positions, il est à craindre qu'un climat de guerre politique ne s'installe durablement en France.







