Dans une démarche visant à renforcer la sécurité routière, le préfet du Pas-de-Calais, François-Xavier Lauch, a récemment annoncé de nouvelles mesures contre l'utilisation du téléphone portable au volant. Désormais, cette pratique pourrait entraîner la suspension du permis de conduire en cas de contrôle, un arrêté ayant été pris le 13 février.
Cette initiative, pensée pour réduire le nombre d'accidents en raison de l'inattention des automobilistes, divise les usagers. "Il me semble un peu excessif de suspendre un permis juste pour un téléphone, qui fait désormais partie de notre quotidien", a déclaré une conductrice à BFMTV.
"Je pense que c'est une bonne chose. Ça peut aider à rendre la route plus sûre, certains en ont vraiment besoin", a commenté un autre automobiliste.
Objectif : réduire les distractions au volant
La préfecture a clairement précisé ses intentions. "Le message est simple : si votre téléphone sonne en conduisant, il faut s'arrêter. Comme les conducteurs ne respectent pas cette règle, le préfet a jugé nécessaire d'appliquer des sanctions plus dures", a expliqué Christian Védélago, directeur de cabinet du préfet.
Toutefois, des spécialistes du secteur automobile estiment que ces mesures, bien que pertinentes, restent insuffisantes. "On réagit souvent plutôt que d'anticiper. La formation des conducteurs ne met pas l'accent sur ces dangers actuels, alors que les utilisateurs se sentent parfois injustement punis lorsqu'ils sont pris", a suggéré Lorenzo Lefebvre, vice-président de Mobilians.
Actuellement, l'utilisation du téléphone au volant est passible d'une amende de 135 euros et d'un retrait de 3 points sur le permis de conduire. Pour l'instant, cette nouvelle règle ne s'applique qu'au Pas-de-Calais, mais d'autres régions, comme les Landes, ont pris des initiatives similaires en 2025.
Pour le Pas-de-Calais, 2025 a été une année noire, enregistrant 57 décès dus à des accidents de la route, un chiffre en hausse de 9 par rapport à l'année précédente, selon La Voix du Nord.







