La France est confrontée à une situation préoccupante. Selon les dernières données d’Eurostat, le PIB par habitant est, pour la troisième année consécutive, passé sous la moyenne de l’Union Européenne. La France, autrefois considérée comme la cinquième puissance mondiale, se retrouve désormais en deuxième division, devancée par des pays comme l'Allemagne, la Belgique et, récemment, l'Italie, qui a commencé à tracer une courbe ascendante. Ce constat jette une ombre sur l'image de la France, synonyme de prospérité.
Mais que se passe-t-il exactement ? Selon une analyse fournie par la direction du Trésor en juin 2025, l'Italie bénéficie d'une croissance soutenue, en grande partie grâce à son "superbonus", qui incite à la rénovation énergétique. Parallèlement, la baisse démographique en Italie, alors que la population française continue de croître, influe sur les calculs de leur PIB par habitant. Ces éléments révèlent une dynamique de rattrapage : un facteur, certes, mais non exhaustif.
En effet, la France, malgré des dépenses publiques parmi les plus élevées d'Europe (57,1 % du PIB), ne parvient pas à générer une croissance proportionnelle. Selon des sources comme Le Monde, cette situation s'accompagne d'un taux de chômage élevé et d'un niveau scolaire en déclin, illustré par une baisse de 12 places en mathématiques et de 13 en lecture selon le rapport PISA de 2024.
Une accumulation de mauvais choix
Cette stagnation s'explique par une série de décisions risquées prises par le gouvernement au fil des ans. La désindustrialisation est alarmante, avec 63 fermetures d'usines en 2025, un chiffre qui ne s'était pas vu depuis 2013. Les dépenses de retraite atteignant 13,8 % du PIB pèsent lourdement sur l'économie. De plus, l'épargne ne se dirige pas vers le financement des projets productifs, mais se concentre sur l'immobilier et les obligations d'État.
En revanche, des pays comme l'Italie ont préservé leur tissu industriel par le biais de PME dynamiques, tandis que la France souffre d'un taux de prélèvements et d'une charge normative parmi les plus élevés d'Europe. Alors que l'Italie encourage le développement des indépendants, la France reste engluée dans un cadre rigide et peu propice à l'entrepreneuriat.
Cette divergence grandissante entre la France et d'autres nations européennes ne doit pas être sous-estimée, d’autant plus qu’elle s’inscrit dans un processus de convergence propice aux nations qui partent de plus bas. La France, quant à elle, fait face à un défi structurel qui nécessite une action politique forte et déterminée.
Alors que les solutions existent et que les diagnostics sont bien connus, il reste à espérer qu'un leader politique saura en tirer les conséquences pour remettre la France sur la voie de la prospérité.







