Si les passagers ivres ont longtemps été pointés du doigt pour les incivilités rencontrées en vol, une nouvelle problématique se dessine : celle des animaux qui, parfois, sortent de leurs conteneurs en cabine. Récemment, l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC) a signalé une augmentation des infractions concernant le transport d'animaux. En 2024, on a enregistré 80 violations, un chiffre qui a grimpé à 117 en 2025, comme l'indique le quotidien suisse Blick.
Dans la majorité des compagnies aériennes, voyager avec son animal de moins de 8 kilos est autorisé, à condition qu'il soit placé dans un sac ou une caisse homologuée. Cependant, sortir l'animal pour le caresser ou le laisser se déplacer est prohibé pour des raisons de sécurité et d'hygiène. Ce qui peut sembler anodin, comme le fait de sortir son animal pour le faire jouer, peut entraîner de lourdes amendes.
Des incidents en hausse
Une récente affaire sur un vol de Swiss entre Zurich et São Paulo a mis en lumière ce phénomène. Un passager a fait sortir son chien de son sac à plusieurs reprises, défiant ainsi les demandes de l'équipage. Le résultat fut une amende salée de 791 francs suisses, soit environ 867 euros. La compagnie *Swiss* a précisé : "Les propriétaires peuvent nourrir leur animal et lui donner de l’eau, mais la libre circulation en cabine est interdite".
Dans un autre incident sur un vol reliant Zurich à Bologne, une passagère a été condamnée à une amende de 400 francs suisses (environ 439 euros) pour avoir refusé de garder son chien dans sa caisse de transport. Ces situations sont de plus en plus fréquentes et poussent les compagnies aériennes à renforcer leurs règles d'accueil pour animaux en cabine.
En réponse à l'augmentation des tensions, certaines compagnies américaines exigent désormais des certificats vétérinaires ou des attestations de comportement pour les animaux de compagnie, une mesure que pourrait envisager d'autres lignes aériennes, y compris en Europe.







