Suite au décès tragique de Quentin, survenu le samedi 14 février, les réactions au sein de la classe politique se multiplient, oscillant entre indignation et attaques. À Lyon (Rhône), plusieurs candidats aux municipales ont annoncé la suspension de leurs campagnes électorales.
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Alors même que l'enquête sur le décès du militant nationaliste est encore en cours, les accusations fusent. Déjà, des membres de l'extrême droite en tirent des conclusions hâtives. "La Jeune Garde, qui se revendique de l'autodéfense, utilise la violence comme outil politique", déclare Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme sur France Inter, le 15 février. "Des manifestations et des soutiens à des figures comme M. Mélenchon illustrent ce contexte inquiétant", ajoute-t-il.
L'agression de Quentin a eu lieu en marge d'un meeting de l'eurodéputée insoumise Rima Hassan, ce qui a conduit l'extrême droite à accuser les militants antifascistes d'avoir des liens avec La France Insoumise. Toutefois, le parti dément farouchement toute implication. "Notre service de protection est formé pour éviter ce genre de situation. Nous ne sommes en aucun cas liés aux événements tragiques qui se sont produits", affirme Eric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis sur Europe 1.
Le ministre de la Justice prend la parole
Au milieu de ce climat tendu, le ministre de la Justice a décidé de s'exprimer. "La France Insoumise a souvent critiqué la police. Cela démontre ici que l'ultra-gauche est impliquée dans la violence", a déclaré Gérald Darmanin sur RTL.
Malgré le choc provoqué par cet incident, certains responsables politiques appellent à un retour à la modération. "Ce décès est une tragédie pour notre nation et la ville de Lyon. La violence politique ne saurait être justifiée", a réagi Grégory Doucet, maire EELV de Lyon, sur Europe 1.
À un mois des élections municipales, cet incident peu commun intensifie les tensions pré-électorales à Lyon et au-delà, illustrant à quel point la violence gagne du terrain dans le paysage politique français.







