À l'approche des municipales de 2026, le Rassemblement national (RN) s'affirme comme un acteur déterminé, cherchant à transformer ces élections en tremplin vers une potentielle victoire à la présidentielle. Quinze ans après leurs débuts électoraux, combien de communes pourront-ils s'approprier ?
Ce texte est tiré d'un reportage approfondi. Regardez la vidéo pour l'intégralité.
Le RN, sous la direction de Marine Le Pen et Jordan Bardella, a clairement affiché son ambition : remporter des municipalités pour prouver sa capacité à viser l'Élysée. "L'alternance commence dans les communes françaises. Le Rassemblement national peut gagnent en nombre", a affirmé Bardella lors d’un meeting à Carcassonne. Son objectif est clair : élargir le réseau du RN dans toutes les villes, grandes ou petites.
Tisser sa toile dans les grandes métropoles comme les petites communes
Avec pas moins de 650 listes, le parti de l'extrême droite aspire à démontrer son enracinement local. Néanmoins, leur seule grande ville dirigée reste Perpignan, grâce à son maire Louis Aliot, qui fait face à des problèmes juridiques liés à des accusations d'inéligibilité. Le RN regarde donc avec intérêt des métropoles comme Marseille, avec Franck Allisio, et Toulon, où Laure Lavalette espère percer. À Nice, ils comptent également sur le soutien d’Éric Ciotti.
En outre, le RN voit un réel potentiel dans les petites communes, notamment dans la région des Hauts-de-France, où ils espèrent accroître leur influence, notamment à Lens et Douai. Le Sud est également dans le viseur avec des villes comme Nîmes et Menton comme cibles prioritaires.
Des difficultés à trouver des forces vives
Pour renforcer ses chances, le RN cherche à séduire un électorat plus large. Bardella a déclaré : "Je souhaite également m'adresser aux électeurs de droite, aujourd'hui orphelins d'une incarnation et d'un projet". Cette démarche vise à consolider le soutien pour les échéances futures. Pascal Perrineau, politologue à Sciences Po Paris, souligne : "Le RN vise à ancrer leurs maires et conseillers municipaux pour influencer les élections sénatoriales à venir."
Cependant, cette stratégie montre également les difficultés rencontrées par le RN dans le recrutement de nouveaux candidats. Récemment, ils ont dû se séparer de deux candidats à Belfort et Carpentras après des révélations de publications racistes.







