Des actes de vandalisme se multiplient à travers la France, ciblant les permanences de La France Insoumise (LFI) deux jours après l’agression brutale d’un militant nationaliste, Quentin, à Lyon. Manuel Bompard, le coordinateur du mouvement, a dénoncé ces violences attribuées à des « groupuscules fascistes » et appelle à leur neutralisation.
À Bordeaux, des dégradations significatives ont été observées, notamment à la permanence de Nordine Raymond, candidat LFI aux municipales, où un pavé a été lancé à travers la vitrine du local. Une source policière a confirmé que la vitre de la porte d’entrée a également été endommagée. À Metz, un individu aurait projeté de la peinture sur la vitrine d’un bureau tout en clamant « Justice pour Quentin », comme l'a rapporté un témoin, avant de prendre la fuite. D’autres incidents ont eu lieu à Lille, où la façade de la permanence d’Aurélien Le Coq a subi des dégradations.
À Rouen, des militants du groupuscule Les Normaux se sont rassemblés devant le bureau de Maxime DaSilva, avec des affiches accusant LFI de complicité dans la violence. Sur le réseau social X, Bompard a signalé d'autres attaques à Paris, Castres, Montpellier, et Toulouse, revendiquées par des groupuscules d’extrême droite, comme Les Natifs.
« Ces violences sont encouragées par les discours de haine diffusés par certains leaders politiques de droite et d’extrême droite », a affirmé Bompard. Il insiste sur la nécessité de prendre des mesures efficaces pour faire face à cette extrême droite qui tente de plonger le pays dans un état de guerre civile. « Il est crucial que chaque citoyen prenne conscience de cette réalité pour y faire face », a-t-il ajouté.







