À Asnières-sur-Seine, en Île-de-France, deux adolescents, âgés de 13 et 14 ans, ont récemment ouvert illégalement deux bouches à incendie, provoquant un impressionnant déversement d'eau de 80 mètres cubes en seulement 40 minutes. Face à ce vandalisme, le maire, Manuel Aeschlimann (LR), a décidé de répartir le coût des dommages sur les familles des jeunes impliqués : 1 000 euros chacune, soit un total de 2 000 euros.
Ce montant, selon le maire, est une évaluation juste des dégâts occasionnés, qui incluent les conséquences sur la voie publique, la mobilisation des services municipaux, et la remise en état des infrastructures. Il explique : "Cette somme reflète l'ampleur des dégâts et vise à responsabiliser les familles sans alourdir le fardeau des contribuables". Cette initiative, bien que controversée, recueille des échos favorables parmi les résidents du quartier. L'un d'eux déclare : "C'est la bonne approche, car cela sensibilise les familles aux conséquences des actes de leurs enfants".
Un paiement en plusieurs fois possible
Les identifications des jeunes vandales ont été facilitées grâce aux caméras de vidéosurveillance. Les habitants, partagés entre soutien et scepticisme, s'accordent sur le fait que la sécurité publique est primordiale. Ainsi, une riveraine réagit : "Il est essentiel de préserver l'accès à l'eau en cas d'incendie. Ce type de comportement met tout le monde en danger".
Ce n'est pas la première fois que le maire prend des mesures similaires. En effet, il avait déjà mis en place des sanctions pour des incidents analogues il y a neuf ans. La facture pour les familles sera envoyée par le Trésor public, et un échelonnement des paiements est prévu, afin d'alléger la charge financière sur les ménages concernés. Selon des experts en sociologie urbaine, des mesures de ce type pourraient potentiellement dissuader d'autres actes de vandalisme en renforçant le principe de responsabilité dans les actes des jeunes.







