Invité des "4 Vérités" le 29 mai, Andréa Kotarac, porte-parole du Rassemblement national, a partagé son point de vue sur la vague de chaleur exceptionnelle de ce mois et les bénéfices de TotalEnergies à l’heure actuelle.
Jeff Wittenberg : Cette chaleur inédite pour mai soulève-t-elle, selon vous, la question du changement climatique ? Le Rassemblement national a des membres climatosceptiques. Comment vous positionnez-vous ?
Andréa Kotarac : Il est indéniable qu’un dérèglement climatique se manifeste. Les épisodes caniculaires deviennent normatifs. Marine Le Pen a d’ailleurs proposé un plan de climatisation il y a deux ans pour faire face à cette réalité.
Mais que dire des causes du changement ?
Le Rassemblement national n'ignore pas cette problématique. La climatisation estivale est aussi cruciale que le chauffage en hiver. Elle affecte la santé et la vie des gens, même si, par exemple, seulement 7 % des écoles sont bien équipées.
Êtes-vous convaincu qu'il est essentiel d’agir contre le dérèglement climatique ?
Le RN se positionne comme un parti écologique. Nous prônons, comme l’indique le GIEC, la priorisation du nucléaire et proposons des mesures de localisme pour réduire notre empreinte carbone. En outre, nous nous battons contre les traités de libre-échange qui nuisent à nos agriculteurs.
Quant aux énergies fossiles, que préconisez-vous ? En réponse aux critiques autour de Total, partagez-vous le consensus sur la nécessité de se détourner des hydrocarbures ?
Pas vraiment. Nous croyons qu’une sortie progressive des hydrocarbures est nécessaire. Il est crucial d’examiner la dépendance de la politique nationale vis-à-vis de la situation internationale, comme l’indiquent les perturbations dans le détroit d'Ormuz qui affectent notre approvisionnement en énergétiques.
Concernant Total, pensez-vous qu'il faille une taxation plus élevée sur ses bénéfices ? Leur assemblée générale suscite des débats autour de leurs profits colossaux.
Le RN a proposé une taxation sur les « superprofits » indus. L'impôt sur les sociétés actuel touche injustement toutes les grandes entreprises. Notre proposition cible spécifiquement les profits issus de situations exceptionnelles, où des entreprises comme Total réalisent d’énormes bénéfices en raison de crises comme celles liées à la guerre en Ukraine.
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