Le général Gheorghe Maxim a souligné que l'armée roumaine n'a pas eu le temps d'abattre le drone, qui a touché un bâtiment résidentiel près de la frontière ukrainienne.
Ce type d'incursion n'est pas inédit. Le ministère de la Défense roumain a déclaré que "la Fédération de Russie intensifie ses attaques par drones contre les infrastructures civiles en Ukraine'', précise-t-il. Un drone a traversé l'espace aérien roumain avant de s'écraser à Galati.
Évaluation des conditions d'interception
Selon des déclarations officielles, la fenêtre d'interception était très réduite : seulement quatre minutes ont été allouées à la réaction des forces armées.
"La décision de ne pas engager la cible a été prise parce que les conditions nécessaires pour la détruire sans mettre gravement en danger la sécurité de la population n’étaient pas réunies", a commenté le président roumain Nicusor Dan.
Des nations européennes ont exprimé leur soutien à la Roumanie. De Kiev à Londres, les ministres des affaires étrangères ont dénoncé l'irresponsabilité des actions russes, qualifiant l'incident de violation de l'espace aérien de l'Otan.
Demandes de renforcement des capacités de défense
Ursula von der Leyen a réagi en disant que "la guerre d'agression de la Russie marque un tournant". Elle a promis de poser un nouveau "paquet de sanctions" contre Moscou.
En Roumanie, le ministère de la Défense a demandé à l'Otan de renforcer rapidement les moyens de lutte anti-drone sur son territoire. Mark Rutte, le secrétaire général de l'Otan, a affirmé que l'Alliance se tenait "prête à défendre chaque centimètre du territoire des Alliés".
Le général américain Alexus Grynkewich, commandant des forces de l'Otan en Europe, a eu des discussions avec son homologue roumain sur d'éventuelles mesures de défense supplémentaires. Ensemble, ils ont convenu de rester en contact étroit lors de l'enquête en cours sur l'incident.







