Le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, a fait part vendredi de sa vive désapprobation suite à la chute d'un drone russe sur un immeuble résidentiel en Roumanie, incident qui a blessé légèrement deux personnes. Cet événement survient près de la frontière ukrainienne, exacerbant les tensions dans la région.
Barrot a fustigé ces actes, les qualifiant d'"irresponsables" et a souligné qu'ils ne parviendront pas à dissuader la France de soutenir l'Ukraine face à l'agression russe. "Ces intimidations sont dépourvues de sens, car notre engagement envers la résistance ukrainienne demeure inébranlable," a-t-il déclaré lors d'une intervention sur France Inter. Il a également dénoncé les bombardements massifs sur Kiev le week-end dernier et les récentes menaces de Moscou visant à forcer le retrait des diplomates étrangers de la capitale ukrainienne.
Le ministère des Affaires étrangères français a convoqué l'ambassadeur russe à Paris pour exprimer son indignation face à cet "acte inacceptable". Cette réunion, prévue depuis plusieurs jours, visait à faire état des préoccupations françaises quant à l'escalade des hostilités en Ukraine, particulièrement à la lumière d'une frappe ukrainienne ayant causé des pertes humaines dans un lycée en territoire occupé par la Russie.
Lors de cette rencontre, le directeur général des Affaires politiques a rappelé à l'ambassadeur que ces menaces envers des civils et le corps diplomatique montrent le mépris flagrant de la Russie envers les normes internationales et le droit humanitaire. Le porte-parole du Quai d'Orsay a affirmé que la France maintiendrait sa présence à Kiev, en dépit de ces pressions.
Le Quai d'Orsay a également fermement condamné l'incursion de drones russes dans l'espace aérien roumain, survenue dans la nuit de jeudi à vendredi. Ces événements témoignent d'une escalade inquiétante des tensions dans la région, alors que la Russie continue de mener des frappes ciblées sur l'Ukraine.
Dans un contexte déjà tendu, la situation des journalistes en Ukraine a également été soulevée, avec la mention de la mort d'un reporter français, Antoni Lallican, tué lors d'une frappe le 3 octobre 2025. Ces attaques visent non seulement des cibles militaires, mais mettent également en danger des vies innocentes.







