Une septuagénaire a été condamnée, mardi 23 juin 2026, à dix-huit mois de prison avec un sursis simple. Au volant de sa voiture, elle avait mortellement fauché un piéton à Mer, le 3 décembre 2024.
La décision du tribunal de Blois intervient plus d'un an après la tragédie. Le 3 décembre 2024, une conductrice de 74 ans a été impliquée dans un accident tragique où un piéton âgé de 79 ans a trouvé la mort. Lors de son procès, elle a été reconnue coupable d'homicide involontaire.
Le tribunal a établi que les conditions de circulation au moment de l'incident, avec une visibilité réduite à cause d'un lampadaire défectueux, avaient joué un rôle dans le drame. La conductrice a exprimé sa douleur, déclarant : « J’aurais freiné si j’avais vu le piéton. »
Une question d'inattention et de négligence
Cette défense n'a cependant pas convaincu la partie civile. Me Estelle Aoun, l'avocate de la famille de la victime, a souligné que l'inattention de la conductrice était en grande partie responsable de l'accident. « Si elle avait porté des lunettes avec la bonne correction, la victime serait encore en vie. C’est de sa faute », a-t-elle déclaré.
Le procureur, Anaïs Allio, a plaidé pour une peine de douze mois de sursis, en estimant que la conductrice ne pouvait pas être accusée d'intentionnalité, mais que son imprudence était indéniable. « Son inattention criminelle est inacceptable », a-t-elle affirmé.
En défense, Me Marion Gromas a tenté de faire valoir que « la collision était inévitable » et que sa cliente était apte à conduire, mais ces arguments n'ont pas eu l'effet escompté. De plus, son permis de conduire a été annulé, avec interdiction de le repasser avant 2031.
Concernant les dédommagements, la veuve de la victime, ainsi que leur fils, se verront accorder 86 000 € par l'assurance de la conductrice, montant destiné à compenser leur préjudice émotionnel et financier après la perte tragique de leur proche.







