Au cours de ces quatorze dernières années, Loïc-Xavier a été piégé dans un cauchemar administratif, portant le poids d'une identité volée. Dans son récit poignant diffusé dans l'émission "Un jour, une vie", il partage son parcours douloureux jalonné de procédures interminables et de stigmates psychologiques.
Durant plus d'une décennie, cet homme a subi de lourdes conséquences suite à l'usurpation de son identité. Invité sur le plateau de Faustine Bollaert, il dévoile un enchaînement de démarches, des accusations infondées et une lutte pour prouver son innocence. "Psychologiquement et moralement, je resterai marqué à vie par toute cette histoire", confie-t-il.
Tout a commencé en 2006 avec les premières alertes, mais durant des années, Loïc-Xavier a été contraint de prouver qu’il n’était pas responsable des infractions qui lui étaient attribuées. Dans un échange marquant avec un agent de la Banque de France, il se souvient : "Pour lui, j’étais bien la personne en cause, et c’était à moi de prouver mon innocence".
Les répercussions administratives ont pesé lourdement sur le quotidien de Loïc-Xavier, étudiant en droit et en sciences politiques à l'époque. "Ma vie est stoppée. Je dois prouver sans cesse que je ne suis pas l’auteur des infractions", explique-t-il avec un soupçon de frustration. Il évoque même avoir été déclaré interdit bancaire à cause de cette fâcheuse situation : "Je voulais régler une facture durant les soldes, j'ai présenté un chèque qui a été refusé... On m'a annoncé que j'étais interdit bancaire".
"Je pense que j'aurais pu le tuer", déclare Loïc-Xavier à propos de son usurpateur.
Pour tenter de comprendre l'ampleur de la fraude, Loïc-Xavier a mené sa propre enquête. Parfois désespérant, mais déterminé, il a contacté diverses entreprises citées dans les documents administratifs liés aux abus. "J'ai écrit aux sociétés répertoriées sur mes déclarations fiscales", raconte-t-il. Grâce à cette démarche, il a pu identifier le lieu de travail d'un des usurpateurs, à l’aéroport de Toulouse-Blagnac.
Une rencontre tendue avec cet usurpateur a eu lieu par la suite. "Nos regards se croisent. Il me regarde avec mépris, et je lui rends bien. J'ai ressenti une violente montée de haine", confie-t-il. À l'heure actuelle, bien que certaines conséquences administratives se soient estompées, Loïc-Xavier vit toujours avec les séquelles psychologiques de cette expérience marquante. "Depuis 2020, je n'ai plus de problèmes administratifs, mais les blessures psychologiques resteront à jamais", conclut-il.







