Cette somme a été demandée à titre conservatoire, Berdah reprochant à Booba d'avoir causé un préjudice considérable à sa société Shauna Events, fondée en 2016, spécialisée dans le domaine des influenceurs. Elle l'accuse également de cyberharcèlement à l'encontre des marques partenaires, les incitant à mettre fin à leur collaboration.
La défense de Booba, de son vrai nom Elie Yaffa, a décrit cette saisie comme reposant sur un « cumul de mensonges par omission ». L'avocat de Booba, Me Edouard Mille, a évoqué mercredi ce qu'il a appelé une « manipulation » des faits présentés à la justice par Berdah, affirmant que des créances d’environ 40,5 millions d’euros avaient été émises à son encontre sans raison véritable.
Les arguments de la défense
Booba, figure emblématique du rap français, a lancé une croisade contre les influenceurs, les qualifiant d'« influvoleurs », dénonçant leurs pratiques commerciales qu'il juge trompeuses. Son avocat a révélé que Magali Berdah avait omis de mentionner ses propres difficultés financières avec ses fournisseurs, dont plusieurs influenceurs n’auraient pas été payés.
« Ce que Magali Berdah n’a pas dit, c'est qu'elle a une filiale à Dubaï financée par 3 millions d’euros de Shauna Events », a déclaré Me Mille, soulevant des soupçons d’abus de biens sociaux.
L'impact des publications sur le chiffre d'affaires
Berdah a affirmé que son chiffre d'affaires avait été divisé par trois, une estimation contestée par la défense de Booba. Me Mille a précédemment illustré comment des choix stratégiques de Berdah pourraient être à l'origine de ses difficultés, plutôt que les tweets du rappeur, dont l'influence est indéniable.
Pour sa défense, Booba soutient que ses publications ne constituent pas un dénigrement mais relèvent de son droit à la liberté d'expression.
Le tribunal rendra sa décision le 9 juillet prochain.








