La Bourse de New York a terminé sur une note négative jeudi, marquée par l'impact de la volatilité sur le marché pétrolier qui inquiète les investisseurs face à une possible inflation persistante dus à l'augmentation des coûts énergétiques.
Le Dow Jones a enregistré une baisse de 0,44 %, tandis que les indices Nasdaq et S&P 500 ont cédé 0,28 % chacun.
« L'exacerbation du conflit avec l'Iran, couplée à des attaques visant des infrastructures énergétiques essentielles, fait grimper les prix du pétrole et ravive les craintes géopolitiques sur l’ensemble des marchés », analyse Jose Torres, analyste chez Interactive Brokers.
L'attention s'est particulièrement concentrée sur le plus grand site de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde, situé au Qatar, qui a subi d'importantes frappes, entraînant des « dommages considérables », selon QatarEnergy, l'entreprise publique concernée.
D'autres installations vitales au Moyen-Orient ont aussi été visées, suscitant des inquiétudes sur les approvisionnements énergétiques mondiaux. Le Premier ministre qatari a averti que les répercussions seraient « majeures » et pourraient bouleverser le marché.
« Depuis le début des hostilités au Moyen-Orient, les fluctuations des prix de l'énergie semblent dictées par les marchés financiers », souligne Nathalie Benatia, économiste chez BNP Paribas Asset Management, dans des propos recueillis par l'AFP.
Une augmentation des prix du pétrole entraîne souvent une baisse des indices boursiers. « Cependant, les commentaires de Benjamin Netanyahu à la fin de la séance ont apporté un certain soutien aux marchés américains », note Patrick O'Hare de Briefing.com.
L'analyste évoque une « réaction instinctive des investisseurs » face à l'affirmation du Premier ministre israélien selon laquelle le conflit avec l'Iran pourrait se résoudre plus rapidement que prévu.
Le marché obligataire a également connu des turbulences, avec le rendement à dix ans des obligations d'État américaines fluctuant autour de 4,25 %, après des inquiétudes initiales face à l'inflation.
Sur le plan des entreprises, le géant de la technologie Micron a chuté de 3,78 % malgré des résultats du deuxième trimestre meilleur que prévu, tandis que la start-up de design collaborative Figma a enregistré un recul de 4,12 %, alors que Google a lancé un nouvel outil d'intelligence artificielle qui menace son modèle économique.







