À l’issue d’un sommet européen tenu à Bruxelles, Emmanuel Macron a souligné l’importance de la « désescalade » des tensions au Moyen-Orient. Le président français a fermement répété que la France n'adopte qu'une approche défensive en Iran, visant uniquement à protéger ses intérêts dans la région.
En évoquant le détroit d’Ormuz, où 20 % du pétrole mondial transite, il a proposé d’explorer la création d’un cadre onusien pour sécuriser cette zone stratégique. Macron a déclaré qu'une fois les hostilités apaisées, une telle initiative pourrait s'avérer bénéfique pour tous.
« Nous devons tester l'enthousiasme des principaux acteurs, y compris les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, à propos de ce projet pour Ormuz », a indiqué Macron, exprimant l’espoir que cette démarche exploratoire puisse mener à des résultats concrets. Il a notamment évoqué des discussions avec des personnalités influentes telles qu’Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, et Narendra Modi, le Premier ministre indien.
Tout en réaffirmant la volonté de la France de participer à un système d'escorte pour la navigation dans le détroit, Emmanuel Macron a précisé que cela ne devait pas impliquer un engagement militaire dans le contexte des conflits en cours au Moyen-Orient. « Nous restons ouverts à des missions humanitaires, mais notre engagement ne doit pas être une action offensive », a-t-il insisté.
Macron veut « aider » le Liban
Concernant la situation au Liban, le président a déclaré que des négociations directes avec Israël dépendraient d’un feu vert israélien, ajoutant que le président libanais, Joseph Aoun, était favorable à des discussions. « Il n’existe aucun plan français qui conditionne une reconnaissance d’Israël par le Liban », a-t-il affirmé, contredisant des rumeurs propagées par le site américain Axios.
Macron a insisté sur le fait que le rôle de la France est de soutenir le Liban dans l'élaboration de solutions, plutôt que d'imposer des conditions. « Nous avons l’intention d’accompagner les dirigeants libanais dans la construction d'un cadre pour des discussions fructueuses », a-t-il souligné.
Contre l’intervention d’Israël
En espérant une avancée rapide vers des négociations, Macron a annoncé que le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, était au Liban et se rendrait bientôt en Israël. « Les discussions nécessitent que les délégations soient sur place et que le gouvernement israélien se prononce clairement », a-t-il ajouté, notant que le président Aoun était prêt à engager ces pourparlers.
Macron a également critiqué l’intervention militaire israélienne et plaidé pour que le désarmement du Hezbollah soit assuré par les forces armées libanaises. « Les bombardements et actions militaires ne correspondent pas au droit international, et nous constatons qu’ils sont inadéquats dans cette situation », a-t-il conclut.







