La promesse de baisse des prix du carburant de "30 centimes" par litre, faite par Michel-Edouard Leclerc, semble avoir fait long feu. Le président du comité stratégique des centres E.Leclerc a admis que cette réduction n’a pas été concrétisée, invoquant des facteurs tels que la "volatilité" des prix du pétrole, exacerbée par les tensions géopolitiques en Iran et la récente paralysie du détroit d’Ormuz.
Leclerc a déclaré, "Je plaide coupable d’avoir présumé de nos capacités de continuer à vendre moins cher." Bien qu’il n'ait jamais annoncé de campagne promotionnelle pour ces baisses, il reconnaît l'espoir suscité parmi les automobilistes français. Il a souligné que la marge de son enseigne, la "moins chère" en matière de carburant dans 98 % des cas, reste très faible, inférieure à 1 %.
Une situation difficile pour les consommateurs
Dans un contexte où le gazole se vend en moyenne à 2,084 euros le litre, soit une augmentation de 21% par rapport à la fin février, la situation devient préoccupante pour de nombreux Français. D’après un rapport de l'AFP, le prix du SP95-E10, essence la plus couramment utilisée, a également augmenté de 20 centimes depuis la même période.
Opinions d'experts sur l’impact des marchés
Les experts stratégiques, comme Dominique Schelcher, PDG des Coopératives U, partagent le même constat. Il reconnaît que, bien que certaines baisses aient été observées dans certaines stations, la situation reste précaire et totalement tributaire de la volatilité des marchés. "Nous sommes dans l'incapacité de négocier directement avec les marchés internationaux," précise-t-il.
"Sans intervention de l'État pour réduire sa propre marge, la situation des automobilistes les plus affectés pourrait s'aggraver," avertit Leclerc. La pression monte, et la nécessité d'une action gouvernementale pour soutenir les consommateurs les plus en difficulté devient de plus en plus pressante.







