Scott Fitzgerald, c'est bien plus qu'un simple auteur. À sa mort, le 21 décembre 1940, il était presque tombé dans l'oubli, avec ses œuvres à peine accessibles dans les librairies américaines. Aujourd'hui, cependant, Fitzgerald représente une véritable "marque" médiatique, tout aussi omniprésente que Coca-Cola ou McDonald's, captivant un public fascinant par les échos de son génie tragique et la complexité de sa vie, en particulier sa relation tumultueuse avec sa femme Zelda. Comme le souligne le journaliste culturel de *Le Monde*, cette commercialisation est triste tant que l'on oublie l'essence même de son œuvre, notamment un roman emblématique comme *Gatsby le magnifique*.
Le roman *Un désir nommé Gatsby*, imaginé par le presque inconnu Daniel Hurstel, avocat et traducteur, mêle habilement la réalité de Fitzgerald à celle de son personnage. Hurstel, témoignant d'une connaissance approfondie de l'œuvre de Fitzgerald, ainsi que de ses biographies, s'autorise des voyages entre la mémoire et l'imaginaire, entretenus par une sensibilité authentique. La critique littéraire de *L'Express* loue d’ailleurs la capacité de Hurstel à naviguer entre les inspirations et les références des deux univers.
Il rêve que Zelda ne tarde pas à rejoindre tout ce petit monde et à y faire magnifiquement scandale.
L’intrigue débute le 29 février 1940, lors d'une cérémonie des Oscars à Hollywood. Scott Fitzgerald, en proie à l'alcool et à la fatigue, se remémore son passé et imagine ce que la production d'un film adapté de *Gatsby* aurait pu être, non pas en Amérique, mais sur la Côte d'Azur, renforçant ainsi l'aspect tragique et quelque peu romantique de son existence. On retrouve ainsi des récits de mélancolie, d’illusions perdues et d’une quête incessante de la beauté, tels qu'illustrés par le critique littéraire de *Télérama*.
Une ode à la mélancolie
Hurstel compose les pages de son roman comme un opéra aux airs de mélancolie et de nostalgie. Ce roman, intense et beau, ne se limite pas à une simple réécriture de Fitzgerald ; il propose aussi une réflexion profonde sur la condition humaine. Il transpose la souffrance et la complexité d'un esprit tourmenté, abordant des thèmes universels de perte et d'espoir, révélant ainsi un Fitzgerald d'une vérité poignante. Selon les experts littéraires, Hurstel illustre parfaitement la dualité de l'esprit humain tout en rendant hommage à l'héritage littéraire de Fitzgerald.
Un désir nommé Gatsby, de Daniel Hurstel, éd. Cherche-Midi, 256 p., 21 €.







