Brest se dote enfin de sa police municipale : un pas vers une plus grande sécurité

Brest, dernière grande ville sans police municipale, lance un nouveau chapitre pour la sécurité.
Brest se dote enfin de sa police municipale : un pas vers une plus grande sécurité
Le conseil municipal de Brest a approuvé la création d’une police municipale dans la deuxième plus grosse ville de Bretagne. - A. Robert

Le conseil municipal de Brest a pris une décision historique en approuvant la création d'une police municipale lors de sa session du vendredi. Un engagement pris par le maire, Stéphane Roudaut, qui promettait d'agir rapidement après son élection.

« Aujourd'hui, nous concrétisons notre promesse. À peine trois mois après nos débuts, ce projet se réalise », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de cette initiative pour la sécurité des Brestois.

Une force armée et sa coût élevé

À terme, Brest prévoit de recruter 150 agents d’ici 2032, ce qui représentera environ 1 agent pour 1000 habitants. Le coût annuel de cette police est estimé à 7 millions d’euros. « Nous avons déjà reçu de nombreuses candidatures de policiers d'autres régions », a ajouté le maire, qui a remporté les élections avec 57 % des voix, après 37 ans de gestion socialiste de la ville.

Brest était jusqu'à présent la dernière grande ville française de plus de 100 000 habitants à ne pas avoir de police municipale, montrant ainsi un tournant significatif dans sa gouvernance. L’ancien maire, François Cuillandre, s’opposait fermement à cette création, mais a changé d'avis lors de la dernière campagne électorale.

Réactions politiques

Le projet de police a suscité des divisions parmi les élus. Les représentants de LFI, les écologistes et les communistes ont voté contre, arguant que les fonds devraient être réorientés vers des besoins plus pressants tels que la santé ou le logement d’urgence. « Les 7 millions destinés à la police municipale auraient dû être investis dans d'autres priorités », a affirmé Cécile Beaudouin, élue Insoumise.

L'écologiste Glen Dissaux, bien que favorable à une police municipale, a critiqué le projet pour son manque de calibrage, risquant de limiter d’autres investissements nécessaires à la ville. En parallèle, le projet sera cofinancé par l'État et le Conseil départemental du Finistère, qui apporteront chacun 2 millions d'euros. En outre, Brest prévoit de renforcer sa sécurité avec l'installation d'une centaine de nouvelles caméras de vidéosurveillance.

Lire aussi

Vote sur l'aide à mourir : la France face aux exemples européens
La France s'apprête à voter sur le droit à l'aide à mourir. Analyse des législations européennes sur l'euthanasie et le suicide assisté.
17h45
Marine Le Pen face à un virage décisif avant la présidentielle
Marine Le Pen n'affrontera pas de nouveau recours du parquet général. Une avancée majeure pour ses ambitions présidentielles de 2027.
14h48
Le Clos du Nid : un tremplin vers l'avenir pour les jeunes
Découvrez comment l'institut Le Galion aide les jeunes vers l'autonomie avec diplômes et nouveaux espaces.
14h22
La préfecture de police de Paris défie la justice concernant son infirmerie psychiatrique
La préfecture de police de Paris interjette appel après des injonctions sur son infirmerie psychiatrique, rapportant des atteintes aux libertés.
11h48
Google face à la justice : des éditeurs dénoncent l'utilisation illégale d'œuvres pour son IA
Hachette et d'autres éditeurs poursuivent Google, accusant l'entreprise d'utiliser des œuvres protégées pour son IA Gemini sans autorisation. Les implications pour les droits d'auteur sont considérables.
11h24
Couvre-feu pour les mineurs à Valenciennes : une précaution pour la fête du 14 juillet
La mairie de Valenciennes impose un couvre-feu pour les mineurs le 14 juillet, afin de garantir la sécurité lors des célébrations publiques et d'un match de football.
14 juil.