La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a exprimé sa frustration vendredi sur les mesures jugées insuffisantes face à la canicule. Elle a souligné que la chaleur est un véritable danger sur le lieu de travail et a appelé à l'arrêt de tous les chantiers extérieurs l'après-midi.
Lors d'une visite d'une crèche et d'un hôpital dans le Val d'Oise, Binet a constaté des températures alarmantes : 32°C dans la section des bébés de la crèche et 36°C dans le service de gériatrie de l'hôpital. Selon elle, l'absence de « plan canicule » dans ces établissements accentue le désarroi des travailleurs.
Elle a loué le dévouement des agents des services publics, souvent sous-payés, qui parviennent à maintenir ces services en période de crise, souvent au détriment de leur propre bien-être. "Nous avons toujours mis en garde sur le fait que la chaleur est mortelle et qu'il est crucial de prendre des mesures", a-t-elle confié à l'AFP, exprimant son indignation face à la lenteur des réponses institutionnelles.
Cette situation a conduit à trois décès au travail depuis mercredi. Un des tragiques incidents concerne un travailleur tchèque de 60 ans, qui est décédé alors qu'il travaillait en toiture pour une entreprise allemande à Mers-les-Bains, comme l'a rapporté la fédération CGT verre et céramique.
Bien que l'AFP n'ait pas pu confirmer les causes exactes de ces décès, il est évident que la CGT prend cette situation très au sérieux. Sophie Binet a insisté sur la nécessité d'arrêter tous les travaux extérieurs lors d'alertes rouges, une directive que seuls quelques préfets ont mise en œuvre jusqu'ici.
Elle appelle également à inscrire des "températures maximales" dans le code du travail pour protéger davantage les travailleurs. En outre, elle a plaidé pour que la France se présente à la COP31 cet automne avec un mandat déterminé à lutter contre les multinationales et les lobbies des énergies fossiles, afin de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre.







