La ministre de la Culture, Rachida Dati, candidate aux prochaines municipales de Paris, a récemment levé le voile sur une situation alarmante affectant les librairies à travers le pays. Lors d'une conférence dédiée au Salon du Livre de Paris, prévu pour avril prochain, elle a constaté une série de pressons et une escalade de dégradations touchant ces lieux essentiels à la culture.
« La violence n’a sa place nulle part, en particulier dans les lieux de culture », a affirmé Dati, soulignant la nécessité de préserver la liberté d’expression et la réflexion intellectuelle. Consciente des enjeux, elle devrait prochainement quitter son poste gouvernemental pour se concentrer sur sa campagne électorale.
Des librairies indépendantes aux quatre coins de la France font face à des cas de cyber-harcèlement et des menaces de plus en plus fréquents. Comme le rapporte Le Monde, des librairies à Paris, mais aussi à Lille, Rennes ou Marseille, ont subi des actes d'intimidation manifestes, souvent attribués à des groupuscules d'extrême droite. Cette tendance préoccupante n’épargne pas les librairies en banlieue parisienne, soulignant un climat de tension autour du libre accès à la culture.
Dans une tribune parue en octobre, plusieurs acteurs du livre avaient déjà alerté sur cette montée du harcèlement. « Le livre doit être un espace de liberté », a réaffirmé Dati, insistant sur le rôle fondamental des libraires dans le débat d'idées. Leurs contributions sont indispensables dans un contexte où la démocratie fait face à de nouveaux défis.
En réponse à ces menaces, Dati appelle à une mobilisation générale pour garantir la protection des librairies et préserver la diversité de la pensée.







