Le chef du Parti Socialiste, Olivier Faure, a réaffirmé dimanche dernier l'importance d'organiser une primaire afin de désigner un candidat représentant la gauche et les écologistes en vue des élections de 2027. Il a alerté sur les dangers qui guettent la France, notamment la montée de l'extrême droite, si aucune candidature unifiée n'émerge.
Lors d'une intervention dans l'émission Dimanche en Politique sur France 3, Faure a questionné les sceptiques : "Sans primaire, comment s'y prendre ?" Il a insisté sur la nécessité de choisir un seul candidat, excluant La France insoumise, afin d'éviter une fragmentation des voix.
"Aucun d'entre nous ne peut se permettre de favoriser l'arrivée de l'extrême droite en 2027 par son inconscience", a-t-il déclaré, tout en reconnaissant que lui-même pourrait être sur la ligne de départ, sans toutefois confirmer sa candidature.
Des personnalités comme Marine Tondelier, députée écologiste, François Ruffin (Debout !) et Clémentine Autain (l'Après) ont déjà exprimé leur souhait de participer à cette primaire. Cependant, le soutien à cette initiative a été affaibli après les critiques de Boris Vallaud, le chef des députés PS, qui a jugé que la primaire ne suffirait pas à rassembler la gauche.
"Je suis favorable au rassemblement le plus large de la gauche face à la menace de l'extrême droite", a souligné Vallaud, qui se positionne comme un élément clé entre les différentes factions au sein du PS. Il préconise d'explorer un processus collectif, qui irait au-delà d'une simple primaire.
Olivier Faure s'inquiète néanmoins de potentiels candidatures multiples qui pourraient affaiblir la gauche au premier tour. "Si nous avons trois, quatre ou cinq candidats, nous ouvrons la porte à l'extrême droite", a-t-il averti, indiquant qu'il soumettrait le projet d'une primaire aux militants socialistes après les élections municipales.
Dans un échange sur Radio J, l'ex-Premier ministre Bernard Cazeneuve a manifesté son opposition à la primaire, critique qu'il considère comme une approche peu cohérente. "C'est une machine à produire un candidat secondaire de Mélenchon", a-t-il ajouté, soulignant l'inquiétude de voir le débat de gauche dilué.







