Au cœur du prestigieux 16ᵉ arrondissement de Paris, un des espaces les plus énigmatiques de l'affaire Epstein se dissimule derrière la façade néoclassique impeccable de l'immeuble situé au 22 avenue Foch. L'appartement, d'une superficie de 740 mètres carrés, se présente comme un décor à double visage : à la fois conçu pour séduire et pour dominer.
Acquis en juin 2002 pour 3,5 millions d'euros, un montant aujourd'hui jugé dérisoire, cet appartement devient vite le pied-à-terre principal du financier américain, abandonnant ses précédents séjours au Bristol. D'après les informations fournies par Le Figaro et La Tribune, le logement incluait quatre salles de réception, une grande salle à manger, un bureau spacieux, une cuisine bien équipée, une suite parentale luxueuse avec dressing et salle de bains en marbre, ainsi qu'une salle de fitness. Deux studios de service venaient compléter ce somptueux ensemble.
Réalisé par le designer Alberto Pinto, l'appartement affichait en 2023 une qualité exceptionnelle, avec des décorations d'une valeur de plus d'un million d'euros et des charges annuelles dépassant 34 000 euros. En 2019, il était estimé à plus de 8 millions d'euros.
Un appartement sombre, teinté de rouge
Les premières images diffusées à l'époque par l'agence immobilière Sotheby’s révélaient un espace lumineux, doté de volumes impressionnants. Moulures ornant les plafonds, lustres majestueux, tapis raffinés, mobilier classique, tables en marbre, miroirs modernes et statues ornementales : chaque pièce semblait avoir été conçue comme une salle de musée.
Cependant, derrière ce décor ostentatoire se cachent des ramifications plus sombres, celle d'un prédateur qui a profité de ce cadre luxueux pour dissimuler ses activités illégales. Des experts en immobilier et en criminologie s'interrogent sur la manière dont un tel espace a pu être le théâtre de comportements aussi répréhensibles.







