Dans sa décision du 5 février 2026, le tribunal administratif d’Orléans a jugé que les mesures de compensation proposées par Telamon pour son projet à Mer étaient acceptables. L’association À bas le béton, qui conteste le projet, a annoncé son intention de faire appel.
Le projet de plateformes logistiques de Telamon à Mer continue de soulever des débats enflammés. Le tribunal administratif d’Orléans a déclaré que les compensations environnementales proposées par la société étaient conformes à la législation des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). Cependant, cette décision a suscité des réactions vives de la part de l'association À bas le béton, qui a précédemment remporté un jugement en 2024 soulignant que le projet ne respectait pas l’usage économe du sol.
Le tribunal avait alors fixé un délai de dix mois pour que les irrégularités soient régularisées. Néanmoins, le jugement récent n’a pas calmé le mécontentement de l’association. Son président, Noé Petit, a exprimé son indignation : « Aucune mesure d’évitement ou de réduction du projet n’a été mise en place. On esperait davantage de propositions concrètes, au regard des recommandations de la loi Climat et résilience. Le tribunal n'a pas suffisamment examiné la qualité des compensations, qui semblent principalement financières. » Une somme de 350 000 € est destinée à des projets agricoles collectifs, mais l'association s’interroge : « Comment une telle somme peut-elle compenser la perte de terres agricoles ? »
À bas le béton fait appel
Le tribunal a reconnu que l’association avait des raisons de contester la légalité du projet et a ordonné à l'État de lui verser 1 500 €. En réponse à cette décision, À bas le béton va faire appel et lance une cagnotte pour financer ses frais juridiques.
Pascal Huguet, président de la communauté de communes Beauce-Val de Loire, a rappelé que la collectivité s'active sur ce dossier depuis une décennie : « Nous restons optimistes quant à l'issue de ce projet. Mais avec le nouvel appel, il est probable que la situation stagne pendant encore deux ans. » Cette affaire met en lumière les défis auxquels font face les projets d’aménagement tout en cherchant à concilier développement économique et protection de l’environnement.
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