Donald Trump a clairement fait savoir que l'ouverture d'un nouveau pont reliant les États-Unis et le Canada n'est pas acquise. Lors d'une récente intervention, le président américain a exprimé sa volonté d'empêcher ce projet si les États-Unis ne reçoivent pas de compensation adéquate.
Le pont en question, en cours de construction au-dessus de la rivière Détroit, doit relier la ville américaine de Détroit et la ville canadienne de Windsor. Ce lundi 9 février, Trump a insisté sur le fait que les États-Unis devraient posséder "au moins la moitié" de cette infrastructure, arguant sur le réseau social Truth Social que des négociations étaient urgentes.
"Je ne permettrai pas l'ouverture de ce pont tant que nous n'aurons pas obtenu de compensation pour tout ce que nous avons donné," a déclaré Trump, soulignant l'importance d'une réciprocité équitable entre les deux pays. Ses propos mettent en lumière les enjeux financiers derrière le projet, dont le coût total est estimé à 6,4 milliards de dollars canadiens (environ 4 milliards d'euros) et devrait être financé intégralement par le Canada.
Un projet canadien ambitieux
La Windsor-Detroit Bridge Authority a confirmé que le pont, dont l’ouverture est prévue pour 2026, sera une co-propriété entre le Canada et l'État du Michigan. Le pont, nommé en l'honneur de la légende canadienne du hockey, Gordie Howe, symbolise la relation complexe entre les deux nations.
Dans son allocution, Trump ne s'est pas arrêté là et a également critiqué la direction que prenait le Canada en se rapprochant de la Chine, mettant en garde que cela pourrait avoir de sérieuses répercussions. "La Chine mangera le Canada tout cru," a-t-il prophétisé, renforçant ses attaques contre le gouvernement canadien.
Les tensions ont également renforcé les critiques que Trump a envers l'ancienne administration de Barack Obama, qui avait initialement approuvé le projet du pont, un thème qu'il n'hésite pas à soulever. Des experts soulignent que cette posture agressive de Trump envers le Canada s'inscrit dans une série de stratégies visant à renforcer la position américaine sur le plan international.
Récemment, le Premier ministre canadien, Mark Carney, a tenté de rassurer en annonçant des accords commerciaux avec la Chine tout en cherchant à établir une relation plus équilibrée avec le voisin américain. Ces développements témoignent d'une dynamique en constante évolution, où chaque geste est pesé dans un contexte de négociations internationales délicates.
Avec des informations de l'AFP







