La militante des droits humains, Narges Mohammadi, récemment honorée du prix Nobel de la paix, a été condamnée par un tribunal iranien à six ans d'emprisonnement, comme l'a rapporté son avocat à l'AFP dimanche.
«Elle a été reconnue coupable de rassemblement et collusion en vue de commettre des crimes», a déclaré son avocat, Mostafa Nili, soulignant qu'elle avait également reçu une interdiction de quitter le pays pour une durée de deux ans. Appréhendée depuis décembre, Mohammadi avait auparavant été condamnée à un an et demi de prison pour «activités de propagande», ainsi qu'à une peine d'exil de deux ans dans la ville de Khosf, située dans la province du Khorassan du Sud.
Cette nouvelle condamnation des autorités iraniennes suscite l'indignation internationale, renforçant les appels à la libération immédiate de Mohammadi. Selon le rapport de France 24, son cas illustre une répression croissante des voix critiques dans le pays. Des experts des droits humains expriment leur préoccupation face à cette escalade des mesures contre ceux qui militent pour la liberté et la justice.
Les restrictions imposées à Mohammadi illustrent la tension actuelle en Iran, où les travailleurs et les journalistes sont souvent ciblés pour leurs opinions. «La communauté internationale doit agir pour faire pression sur le régime iranien et soutenir des figures comme Mohammadi», souligne un porte-parole de Human Rights Watch.







