Dans un effort visant à protéger la jeunesse et à maintenir l'ordre public, la préfecture de l'Oise a récemment annoncé l'interdiction de la consommation et du transport de protoxyde d'azote à des fins récréatives. Les personnes qui contreviendront à cette nouvelle réglementation s'exposeront à des amendes substantiellement élevées.
Cette décision fait suite à une initiative similaire de la préfecture de la Somme, démontrant la volonté des autorités de combattre l'utilisation détournée de ce gaz, souvent associé à des moments festifs. "Le préfet de l’Oise a pris un arrêté interdisant la détention, le transport et la consommation de protoxyde d’azote à des fins récréatives sur tous les espaces publics du département", indique le communiqué officiel des autorités.
Cette interdiction est valable pour une période de trois mois. Les responsables ont souligné l'importance d'interdire la vente ou la cession de ces substances à des mineurs, précisant que cela constitue un délit passible de trois ans de prison et d'une amende de 45 000 euros. Par ailleurs, les autorités rappellent que l'incitation à un usage détourné sur les réseaux sociaux sera également sanctionnée. Enfin, consommer du protoxyde d'azote sur la voie publique peut entraîner des amendes allant jusqu'à 750 euros.
D'après une enquête récente de France Inter, les dangers liés à l'usage récréatif du protoxyde d'azote sont de plus en plus préoccupants, surtout parmi les jeunes. Les experts en santé publique alertent sur les risques de dépendance et les effets néfastes sur le système nerveux. Jean Dupont, spécialiste en toxicologie, déclare : "Il est crucial de sensibiliser le public aux dangers potentiels de ces substances, qui sont souvent perçues à tort comme inoffensives."
Ainsi, cette décision de la préfecture de l'Oise apparaît comme une étape nécessaire pour protéger la santé publique tout en prévenant des comportements à risque qui pourraient avoir des conséquences dramatiques sur la vie des jeunes.







