« Le réacteur est stable et aucune radioactivité n’a été détectée à l’extérieur », a confirmé un porte-parole de la Tokyo Electric Power Company (Tepco) après l'incident survenu peu après le début des opérations de redémarrage.
Moins de vingt-quatre heures après le démarrage, les opérations à la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, la plus vaste au monde, ont été suspendues. Cette décision est intervenue jeudi 22 janvier, peu après le lancement réussi du processus, comme l’a rapporté l'Agence France-Presse (AFP).
Les efforts de remise en marche de ce réacteur, à l'arrêt depuis la tragédie de Fukushima en 2011, avaient démarré mercredi soir après l’autorisation récente du gouverneur de Niigata. Toutefois, une alarme du système de surveillance a interrompu les travaux. Takashi Kobayashi, porte-parole de Tepco, a précisé : « Une alarme s’est déclenchée lors des procédures de démarrage. Les opérations sont donc suspendues. »
Heureusement, selon Tepco, « le réacteur est stable » et la situation ne présente pas de danger immédiat de radioactivité. L'entreprise enquête actuellement sur la cause de cette alarme, et aucune date de reprise des opérations n'a encore été annoncée.
Initialement, le redémarrage devait avoir lieu mardi, mais un problème technique avait conduit à un report des travaux après que l’alarme ait été résolue ce week-end. Le réacteur n°6 de la centrale est une étape clé dans la relance des installations nucléaires de Tepco, également responsable de la centrale sinistrée de Fukushima.
La population très divisée
Depuis l'accident de Fukushima, tous les réacteurs nucléaires au Japon ont été arrêtés. La population de Niigata reste très divisée sur la question du redémarrage. Une enquête réalisée en septembre dernier a révélé que 60 % des habitants s'opposaient à la relance de la centrale, tandis que 37 % la soutenaient.
Yumiko Abe, une manifestante de 73 ans, a déclaré : « L’électricité pour Tokyo provient de Kashiwazaki, et seuls les riverains devraient être en danger ? Cela n’a aucun sens. » De son côté, Keisuke Abe, âgé de 81 ans, a ajouté : « La situation à Fukushima n’est toujours pas maîtrisée. Relancer une centrale est inacceptable ! »
En début janvier, plusieurs associations avaient remis une pétition, soutien à la résistance, contenant près de 40 000 signatures, à Tepco et à l’Autorité japonaise de régulation nucléaire. Ces derniers rappelaient que la centrale est située dans une zone sismique active, qui a été frappée par un séisme violent en 2007.







