Une tragique explosion a coûté la vie à au moins cinq personnes dans le sud du Yémen, ciblant un convoi militaire soutenu par l'Arabie saoudite. Les autorités ont révélé que l’attaque, survenue dans la région d’Aden, visaitle Brigadier Général Hamdi Shukri, commandant de la deuxième brigade des Géants.
« L’attaque, perfide et lâche, a causé la perte de cinq de nos vaillants soldats, alors que trois autres ont été blessés », a rapporté le Conseil présidentiel dans un communiqué livré par l’agence de presse yéménite, Saba.
Selon une source sécuritaire, le dispositif explosif était positionné au bord de la route à Ja’awla, un secteur situé au nord d’Aden, et a explosé au passage du convoi. Bien que Hamdi Shukri ait survécu, il a été touché à une jambe par des éclats, comme l’a précisé une source médicale à l’Agence France-Presse (AFP).
Contexte instable dans un Yémen en guerre civile
Aucun groupe n’a encore revendiqué la responsabilité de cette attaque, mais elle survient dans un climat de tensions croissantes au Yémen. La coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite a vigoureusement condamné cette « attaque terroriste », affirmant son soutien aux « efforts de sécurité yéménites pour traquer les coupables ».
L'ambassade des États-Unis au Yémen a également exprimé son indignation face à cette « attaque injustifiée », marquant une forte condamnation de la communauté internationale.
La complexité de la situation yéménite réside dans une guerre civile qui s’intensifie depuis plus d'une décennie. Le pays est déchiré entre les Houthis, soutenus par l'Iran au nord, et un gouvernement reconnu internationalement au sud, soutenu par une coalition militaire. Récemment, des tensions internes au sein du gouvernement se sont exacerbées avec des combats entre factions soutenues par l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.
Les répercussions de cette nouvelle attaque sont profondes, rendant la situation au Yémen encore plus précaire et instable.







