Neuf individus ont reçu des peines allant jusqu'à cinq ans de prison ferme suite à un jugement prononcé par le tribunal judiciaire de Versailles à la mi-janvier. Cette affaire, qui s'est étalée sur deux ans, a révélé l'existence d'un réseau de vente d'armes via l'application Telegram, largement utilisée pour des activités illégales, selon un communiqué de la gendarmerie nationale.
C'est en 2024 que les investigations ont commencé lorsque le parquet de Versailles a ouvert une enquête préliminaire, soupçonnant des transactions d'armes sur la plateforme. L'affaire a été confiée à la section de recherches de Versailles, qui a rencontré des difficultés pour démêler l'ampleur de ce réseau clandestin.
Une saisie impressionnante : armes et argent en espèces
Les gendarmes, après plusieurs mois de filatures et d'écoutes, ont réussi à identifier des membres clés du réseau, dont un couple domicilié dans les Yvelines. L'homme de ce couple, avec un casier judiciaire chargé, avait déjà croisé les services de police pour des faits de violence.
En mai dernier, les forces de l'ordre ont effectué des interpellations spectaculaires, où elles ont saisi non seulement cinq armes à feu, dont un pistolet et un fusil, mais aussi des munitions, des éléments laissés de côté comme des silencieux et des canons. Plus alarmant, plus de 6 000 euros en espèces ainsi qu'une compteuse à billets ont été découverts, laissant entendre un véritable système de vente clandestin, comme rapporté par Le Parisien.
Face à l'ampleur du trafic, le parquet de Versailles a ouvert une information judiciaire, permettant d'effectuer de nouvelles arrestations, dont deux orchestrées par le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), lors desquelles davantage d'armes ont été saisies.
Peines exemplaires pour des actes graves
Au total, dix personnes ont été interpellées, selon le communiqué de la gendarmerie. Elles étaient soupçonnées d'avoir, à différents niveaux, participé à cette organisation criminelle sur Telegram. Lors des audiences des 14 et 15 janvier, la justice a été sévère : six prévenus se sont vus infliger des peines comprises entre 12 mois et cinq ans d'emprisonnement ferme, tandis que trois autres ont bénéficié de peines avec sursis de 18 mois.
Le dixième prévenu sera jugé ultérieurement, selon les informations communiquées par les autorités judiciaires.







