Une résidente de Keynsham, près de Bristol, a reçu pas moins de 120 contraventions en l’espace de quelques mois en raison du clonage malveillant de sa plaque d’immatriculation. Entre février et juillet 2024, elle se retrouvée à devoir régler jusqu'à douze amendes par jour, entraînant des frais s'élevant à 250 livres pour mettre fin à son calvaire.
"Je me sentais totalement impuissante", confesse Heather Caddick, qui a témoigné auprès de l'Independent. Ses problèmes ont commencé peu après l’achat d'une voiture sur un site de vente entre particuliers, où sa plaque a été usurpée par des malfaiteurs.
Une avalanche de contraventions
Dès qu'elle reçoit sa première contravention, le cauchemar commence. Au fil des semaines, les amendes s’accumulent dans sa boîte aux lettres pour des infractions variées : circulation sur des voies réservées aux bus, excès de vitesse, et non-paiement des redevances de zone de qualité d’air à Bristol. Elle a alors tenté de contester ses amendes, réussissant à faire annuler certaines d'entre elles, mais cela n’a pas mis un terme à l’inondation de contraventions.
Heather déclare : "J'en recevais tellement, jusqu'à douze par jour. J'ai même été contrainte d'expliquer la situation au facteur". Chaque verbalisation nécessitait une contestation, transformant sa situation en un véritable emploi à temps plein.
Une colère justifiée
Durant cette période, la femme a reçu plus de 120 amendes. Elle avoue au journal : "Au début, j'étais juste contrariée, mais à la fin, j'étais furieuse". Après un épuisant parcours de contestation, et craignant que ses démarches ne portent pas leurs fruits, elle a pris la décision difficile de débourser 250 livres pour obtenir une plaque d'immatriculation privée.
Ce phénomène de clonage de plaques d’immatriculation s’est intensifié au Royaume-Uni, où la DVLA a enregistré 11 402 signalements en 2023, soit une augmentation de 53 % par rapport à 2021. La France, quant à elle, n'est pas épargnée, avec 20 000 cas d’usurpation enregistrés en 2025, révélant une tendance croissante qui nécessite une attention urgente. Les auteurs de ces actes peuvent encourir jusqu’à sept ans de prison et 30 000 euros d’amende.







