Lors d'une récente réunion à Bruxelles, le ministre espagnol des Finances Carlos Cuerpo a réagi face aux critiques concernant les emprunts communs au sein de l'Union européenne. Il a suggéré la mise en place d'un mécanisme de crédit européen volontaire, mais cette initiative a immédiatement suscité une opposition, notamment des Pays-Bas.
Ce système pourrait permettre à l'UE d'emprunter puis de prêter à ses membres, entraînant des économies significatives grâce à des taux d'intérêt généralement inférieurs sur le marché. "Ce que nous proposons, c'est une plus grande efficacité dans la gestion, dans l'émission de la dette", a déclaré Cuerpo. Il estime que cette approche pourrait permettre d'économiser environ 25 milliards d'euros chaque année dans l'ensemble de l'Union européenne.
Refus net de l'Allemagne et des Pays-Bas
Malgré ces arguments, des pays comme l'Allemagne et les Pays-Bas ont fermé la porte à toute idée d'endettement commun. Le ministre néerlandais des Finances, Eelco Heinen, a déclaré avec fermeté : "C'est hors de question, ou plutôt, ça mérite de finir à la poubelle!". Il a précisé que, plutôt que d'accepter des garanties, il est essentiel que les finances publiques soient d'abord assainies.
Ce débat lié à l'emprunt européen revient régulièrement, mais la réponse est ferme : non.
Ce rejet s'inscrit dans un contexte plus large où Emmanuel Macron, président français, continue de plaider pour des emprunts communs destinés à soutenir un budget européen accru, visant à financer des investissements dans les secteurs d'avenir. Les négociations sur ce futur budget (2028-2034) doivent se conclure d'ici la fin de l'année. Le prochain sommet européen, prévu en octobre, sera tenu d'explorer ce sujet de manière approfondie.
Macron s'appuie notamment sur le rapport de Mario Draghi, l'ex-président de la Banque centrale européenne, qui préconisait un nouvel emprunt commun pour renforcer les capacités d'investissement de l'Europe. Cependant, la résistance des pays axés sur la rigueur budgétaire comme l'Allemagne et les Pays-Bas risque de freiner toute avancée dans ce domaine.







