Le conseil d'administration de Casino, en proie à un conflit existant depuis novembre, a exprimé son soutien à la proposition de Daniel Kretinsky, conditionnée à de meilleures garanties pour les créanciers. Ce soutien a été précisé dans un communiqué de presse du distributeur, qui a ajouté que les banques concernés allaient se réunir pour statuer d'ici le 20 juillet 2026.
Le conseil a reconnu que sans accord d'ensemble, la proposition de l'actionnaire demeure celle qui répond le mieux à l'intérêt social du groupe Casino.
Si ce plan trouve un écho favorable, Casino devrait rapidement démarrer le processus de restructuration, en vue d'une mise en œuvre prévue d'ici la fin du second semestre 2026. Toutefois, cette approbation dépendra de deux conditions : l'accès des créanciers TLB (investisseurs hors banque ayant investi via des prêts à long terme) à un ensemble de garanties mis en place par les banques, ainsi que la levée d'une condition suspensive liée à l'accord des deux tiers de ces créanciers.
Un avenir incertain
La situation de Casino s'est aggravée depuis que le groupe est passé sous le contrôle de Kretinsky en 2024, après plusieurs années d'opérations déficitaires. Actuellement, le distributeur doit rembourser 1,4 milliard d'euros d'ici mars 2027, une dette qu'il espère réduire lors de négociations difficiles engagées fin 2025.
Le plan de France Retail Holdings, majoritairement contrôlé par Kretinsky, envisage de convertir entre 610 et 685 millions d'euros de dettes en actions et d'effectuer une augmentation de capital de 550 millions d'euros. À l'issue de cette opération, la part de FRH dans Casino pourrait s'élever à environ 66,8 %.
En effet, la dette du groupe avait été assainie de près de 5 milliards d'euros lors d'une restructuration antérieure, marquée par la démission du PDG historique Jean-Charles Naouri, la fermeture de nombreux magasins et 2200 licenciements. Cependant, aucune issue n'a pu être trouvée d'ici le 30 juin dernier, terme fixé par la direction pour les discussions.







