La compagnie aérienne britannique EasyJet a fait un pas significatif vendredi en révélant un "accord de principe" concernant une éventuelle acquisition par le fonds américain Apollo. Cette offre, valorisant l'entreprise à hauteur de 5,7 milliards de livres (environ 6,7 milliards d'euros), est jugée plus favorable que celle présentée par Castlelake, un autre candidat potentiel au rachat.
La proposition d'Apollo, fixée à 7,15 livres par action, représente une meilleure opportunité pour les actionnaires d'EasyJet, avec une valeur supérieure à celle de Castlelake, qui avait été de 6,90 livres par action. EasyJet a indiqué qu'elle n'était plus "disposée à recommander" l'offre initiale de Castlelake, qui avait déjà essuyé plusieurs refus.
Le conseil d'administration de la compagnie a unanimement reconnu que les conditions financières de l'offre d'Apollo étaient suffisamment attractives pour être recommandées aux actionnaires, à condition qu'une offre ferme soit déposée avant la date limite du 7 août. Une transaction qui pourrait favoriser la création de valeur et garantir un alignement stratégique, selon les dirigeants de la compagnie.
Dans le communiqué, il est noté qu'Apollo soutient la stratégie actuelle d'EasyJet, axée sur le renforcement de son modèle de compagnie à bas coûts. Cela inclut l'expansion de la flotte, l'amélioration des services annexes et le développement de la division Holidays, avec l'objectif de diversifier les sources de revenus.
Auparavant, EasyJet avait envisagé une proposition de Castlelake le 5 juillet, qui devait soumettre une offre ferme avant le 3 août. L'entreprise n'a pas hésité à rejeter plusieurs propositions initiales de Castlelake, concluant que la troisième requête était "hautement opportuniste", formulée alors que les actions d'EasyJet étaient temporairement sous pression, notamment à cause des tensions au Moyen-Orient, impactant significativement les compagnies aériennes.
Malgré ces défis, EasyJet avait ouvert une porte de dialogue depuis le 25 juin, en offrant un accès limité à certaines informations commerciales, espérant susciter une offre plus intéressante. En mai, la compagnie avait rapporté une perte aggravée pour le premier semestre de son année fiscale, citant déjà les répercussions du conflit au Moyen-Orient, tout en prévenant que la seconde moitié de l'année serait également impactée.







