Le géant de la complémentaire santé, Malakoff Humanis, est au cœur d'une enquête préliminaire menée par le Parquet national financier (PNF) pour des soupçons de «corruption active et passive privée commise en bande organisée». Les investigations portent sur la rémunération d'intermédiaires dans le cadre d'investissements sur des actifs cotés et non cotés, avec des allégations de prestations fictives ayant conduit à des rétrocommissions, comme le rapporte Mediapart.
Une somme de sept millions d'euros est au centre de cette affaire, correspondant aux commissions perçues par Thomas Vendôme Investment (TVI), une société dédiée à la levée de fonds et au conseil stratégique. En réponse à ces accusations, Malakoff Humanis a fermement démenti toute existence de rétrocommission et a déclaré avoir décidé de porter plainte pour préserver ses intérêts.
Le groupe a précisé que l'enquête judiciaire vise principalement TVI, avec laquelle certaines sociétés de gestion choisies par Malakoff Humanis collaborent pour la gestion de leurs actifs financiers. Des auditions de Thomas Saunier, directeur général de Malakoff Humanis, et Jean-Pierre Thomas, président de TVI, ont eu lieu, selon une source judiciaire.
Les sièges sociaux de Malakoff Humanis et de TVI, ainsi que les domiciles de certaines personnes physiques, ont subi des perquisitions le 16 juin, à la suite de signalements anonymes signalant des pratiques douteuses. L’enquête se poursuit afin d'explorer les éléments confisqués durant ces perquisitions. Cette situation a suscité des interrogations au sein du secteur de la complémentaire santé, un domaine où la transparence et l'éthique sont cruciales.







