Plusieurs membres de la direction de Fibre Excellence prévoient de soumettre une offre de reprise au tribunal de commerce de Toulouse ce lundi 1er juin. Cette entreprise, spécialisée dans la production de pâte à papier, est en redressement judiciaire depuis le 27 avril. L'offre envisagée vise à maintenir l'intégralité des 670 emplois actuels.
À la tête de ce projet se trouve Jean-François Guillot, le Président et Directeur Général France, accompagné de ses collègues dirigeants. Selon des sources proches du dossier, cette offre serait conçue dans le cadre d'un plan de cession permettant de préserver les actifs et le personnel, tout en écartant les dettes de l'entreprise. Afin de financer cette initiative, une dizaine de millions d'euros serait nécessaire, dont une partie a déjà été réunie grâce à de nouveaux investisseurs, avec le soutien des régions PACA et Occitanie. La région Occitanie a annoncé sa volonté de contribuer à hauteur de 5 millions d'euros.
Une offre assortie de conditions suspensives
Cependant, la réussite de cette offre est conditionnée par deux éléments clés. D'une part, le projet dépend de l'accès à des financements adéquats ; d'autre part, un accord concernant les tarifs de rachat de l'électricité devra être trouvé. Fibre Excellence produit non seulement de la pâte à papier, mais également de l'électricité à partir de biomasse. Or, l'augmentation des coûts du bois a généré des pertes dans son activité électrique, impactant les résultats financiers de l'entreprise. Le gouvernement avait suggéré une augmentation de 20 % des tarifs de rachat, jugée par la direction comme insuffisante. Les repreneurs souhaitent que ces prix soient revus, s'appuyant sur les prix appliqués à d'autres installations comme la centrale de Gardanne, qui affiche actuellement un tarif de 260,13 euros par mégawattheure, bien supérieur aux recommandations de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) qui se situe entre 188 et 191 euros par mégawattheure, selon les Échos.
Pas d’autres offres à ce jour, selon les syndicats
La date limite pour le dépôt des offres de reprise est fixée au 1er juin. À ce jour, les syndicats rapportent qu'aucune autre offre n'a été soumise. Le tribunal examinera les propositions le 17 juin, période charnière pour l’avenir de l’entreprise.







