Ce dimanche, environ 4.500 personnes se sont mobilisées à Narbonne pour honorer la mémoire de Louis, un adolescent tragiquement tué lors d'un guet-apens en juin dernier. Cet hommage a non seulement été une manifestation de soutien, mais également un appel urgent à un renforcement des sanctions pénales, porté par la mère de la victime, devant une foule attentive, dont des figures politiques comme Éric Zemmour ou Marion Maréchal-Le Pen.
Partis de l'hôtel de ville, les participants, vêtus majoritairement de blanc, ont défilé vers le lieu où Louis, âgé de 17 ans, a été abandonné par ses agresseurs. Ce dernier avait succombé à ses blessures trois jours après l'incident, suscitant une vague d'indignation et de tristesse dans la ville.
Le cortège a vu la participation d'environ 400 identitaires, ce qui marque une montée en puissance par rapport à un précédent rassemblement, où la famille avait préféré rester à l'écart pour éviter toute instrumentalisation politique. Les slogans tels que "La racaille en prison" ou "Français, défends-toi" résonnaient dans les rues, accompagnés de drapeaux tricolores.
"Je refuse d'entendre les excuses en faveur des minorités. Mon fils avait un avenir à construire, et il est injuste que ses meurtriers s'en sortent avec de trop faibles peines", a déclaré sa mère, un discours qui a suscité une forte ovation. Elle a exprimé son désir que justice soit faite, en appelant à des peines de trente ans d’emprisonnement pour les agresseurs, partageant ainsi son désespoir et sa détermination face à ce drame.
Cinq jeunes, dont trois mineurs, font face à des poursuites pour tentative d'assassinat et sont actuellement en détention provisoire. La mère de Louis, dans son plaidoyer poignant, a affirmé : "Je me battrai pour qu'ils prennent tous trente ans de peine ferme. Incompressible", soulignant sa lutte pour une justice véritable.
Au fil de la marche, les participants ontrécité leurs revendications, clamant le rétablissement de la peine de mort, un cri du cœur pour une justice perçue comme insuffisante. Une journée inoubliable qui a culminé par un hommage à un jeune homme dont la vie a été brutalement interrompue.
À Carcassonne, un autre hommage a eu lieu la veille, où environ 500 personnes se sont réunies à l'appel de Nicolas Hervé, le père de Louis, marquant une journée de mémoire moins politisée mais tout aussi significative.







