Fabien Roussel a été reconduit à son poste de secrétaire national du Parti communiste français (PCF) lors du congrès qui s'est déroulé à Lille du 3 au 5 juillet. Le vote des militants pour désigner le candidat communiste à l'Élysée aura lieu le 6 septembre.
Les résultats des votes ont confirmé Roussel avec 70,1 % des voix, et il devrait annoncer son intention de se présenter à la présidentielle, malgré les réserves exprimées par certains élus de son parti ainsi que par La France insoumise (LFI). Des critiques soulignent qu'il a compromis la campagne de Jean-Luc Mélenchon en 2022.
Lors de son discours, Roussel a affirmé : « Je suis prêt à mener ce combat avec vous », ce qui indique sa détermination à faire entendre la voix des communistes sur la scène politique nationale. Le scrutin de septembre s'annonce crucial alors que Roussel défend une candidature forte pour le rassemblement de la gauche.
« Le choix de la bataille idéologique plutôt que de l’effacement »
Les militants ont exprimé leur préférence pour une orientation combative lors du congrès, avec une majorité soutenant le texte présenté par Roussel, qui affirme la légitimité d'une candidature communiste pour l'élection présidentielle. Cependant, cette légitimité est remise en question, comme le note Manuel Bompard de LFI, qui a déclaré que la position de Roussel montre un retrait par rapport aux dernières élections.
La dynamique d'une candidature contestée
En 2022, Roussel avait obtenu seulement 2,28 % des suffrages, un score en décroissance pour le PCF, ce qui a alimenté un débat interne sur la nécessité d'une candidature commune de la gauche. Malgré cela, Roussel reste ferme, affirmant que l'absence du PCF à la présidentielle ne ferait qu'accentuer l'abstention.
Une vision nostalgique, mais contestée
En tant que fervent défenseur de « la France des jours heureux », Roussel espère séduire un électorat ouvrier en misant sur un programme qui évoque des valeurs traditionnelles. Cependant, cette approche soulève des débats au sein même du parti. Stéphane Peu, président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, conteste cette démarche, plaidant plutôt pour des alliances avec LFI.
Les discussions internes restent vives, et les protagonistes appellent à des regroupements plutôt qu'à des candidatures isolées. Roussel se voit dans un rôle actif et déterminé à afficher une présence forte à l'élection présidentielle, défiant ainsi les critiques intérieures et extérieures.







