À l'approche d'un arrêt de justice décisif pour Marine Le Pen, qui pourrait nuire à sa candidature, Edouard Philippe, ancien Premier ministre, a exprimé une critique acerbe envers le Rassemblement national (RN), tandis que Jean-Luc Mélenchon se montre convaincu de pouvoir « éliminer » le candidat du RN, quel qu'il soit.
Dans son discours, Philippe n'a pas fait allusion directement au jugement à venir, mais a plutôt concentré son attaque sur le RN, le décrivant comme un parti « qui ne s'assume pas » et oscillant entre un discours social au Nord et un esprit libéral au Sud.
Il a également visé Jordan Bardella, l'actuel président du RN, en le qualifiant de « converti au libéralisme » et d'amateur des plaisirs de la vie, référence faite à sa présence au Grand Prix de F1 à Monaco.
De son côté, Marine Le Pen se positionne comme la voix des « classes populaires », en affirmant que son adversaire à la tête du RN, Jordan Bardella, est moins aguerri face à l'électorat. Le verdict du 7 juillet sera déterminant : une décision d'inéligibilité de plus de deux ans pourrait forcer Le Pen à abandonner la course, laissant la place à Bardella.
Lors d'un récent événement à Liévin, Le Pen et Bardella ont affiché un esprit d'unité et de détermination. « Nous ne nous découragerons jamais », a souligné Le Pen, malgré l'incertitude qui plane sur sa candidature.
Du côté de Jean-Luc Mélenchon, le leader insoumis a exprimé sa conviction de pouvoir battre le candidat du RN dès le premier tour. Rappelant les tensions antérieures, il a déclaré avoir frôlé l'élimination de Marine Le Pen en 2022, mais se sent maintenant mieux positionné.
Mélenchon a remis en question l'adversité de Marine Le Pen, notant qu'une élimination du RN au premier tour est une éventualité qu'il envisage.
Interrogé sur l’impact de Jordan Bardella parmi les jeunes électeurs, il a affirmé que son âge ne déterminait pas son attractivité, mais que sa vision politique pouvait séduire. « Je ne suis pas ici pour être leur copain, mais pour être président », a-t-il ajouté, conscient des enjeux concernant le vote des jeunes.
Enfin, Fabien Roussel, nouveau secrétaire national du Parti communiste, a refusé de commenter le RN, préférant se concentrer sur sa propre candidature et laissant le RN gérer ses propres conflits internes.







