Face à des budgets étudiants serrés, Juliette, étudiante à Bordeaux, exprime sa satisfaction : "Pour un euro le repas, c’est imbattable !" À partir de lundi, tous les étudiants, et non plus seulement ceux en difficultés financières, auront accès à ce tarif symbolique dans les restaurants universitaires.
Cette mesure, fortement soutenue par les organisations étudiantes, fait partie du budget 2026 du gouvernement. Suite aux réclamations, le repas à un euro, auparavant limité aux étudiants boursiers, élargit désormais son accès à tous, un changement significatif après un épisode de prix plus élevé, à 3,30 euros.
50 millions d’euros alloués en 2026
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a fait part, en janvier, de plusieurs initiatives en faveur du pouvoir d’achat, dont l'intégration du repas à un euro dans le budget. En tout, 50 millions d’euros vont être alloués pour soutenir cette initiative, visant à couvrir le coût d’achat, le personnel ainsi que l’investissement en matériel de restauration.
Les défis à venir sont multiples : le personnel des Crous pourrait faire face à une saturation inédite. Bénédicte Durand, présidente du Cnous, souligne que les heures de pointe, notamment entre 12h et 13h, pourraient poser des défis logistiques majeurs.
Des inquiétudes parmi le personnel
Raymond Rivière, de la CFDT, a exprimé des inquiétudes concernant l'intensification du travail des équipes en raison de ce nouvel afflux. "Nous devons garantir que les étudiants boursiers continuent d’être une priorité, sans craindre d’être évincés dans cet afflux", déclare Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur.
Avec plus de 44 millions de repas servis en 2025, la transition vers un système généralisé à un euro représente un test avant la rentrée universitaire de l’automne. Compte tenu du succès de cette initiative, c’est une chance pour toutes les parties prenantes d’évaluer l’impact sur la vie étudiante.







