Où sont les femmes dans les instances décisionnelles? Ce constat s'impose lorsqu'on examine les trombinoscopes des 15 intercommunalités de la Somme. Ces entités rassemblent des villes et villages pour mutualiser leurs efforts sur des enjeux variés tels que la voirie, la gestion des déchets, le développement économique et la mobilité.
Pour le mandat 2020/2026, les chiffres parlent d'eux-mêmes : seulement 11 % des présidentes sont des femmes, tandis que le nombre de vice-présidentes atteint péniblement un quart. “Quand la loi n'impose pas la parité, il est facile d'oublier cet engagement : nous, élus, devons agir pour faire avancer les choses,” souligne Anne Pinon, première vice-présidente d'Amiens Métropole, qui a pris l'initiative de proposer 8 candidatures féminines sur 14 postes lors des dernières élections.
Ces inégalités soulèvent des questions cruciales sur la représentation des femmes dans le secteur public, un sujet qui mérite d'être examiné de près. Selon un rapport de l'Le Monde, le peu de représentation féminine dans ces instances ne fait qu'amplifier le déséquilibre existant. En effet, plusieurs experts s'accordent à dire qu'une meilleure représentativité féminine pourrait enrichir les débats et ouvrir la voie à des décisions plus équilibrées et innovantes.
Face à cette situation, des initiatives émergent, mais elles nécessitent une mobilisation accrue et un engagement réel des élus et des citoyens. Il est urgent que la question de la parité ne reste pas un sujet d'agenda, mais devienne une réalité tangible dans les intercommunalités de la Somme.







