Un homme de 40 ans a été mis en examen pour des actes abominables commis sur 34 jeunes garçons âgés de 3 à 9 ans. Parmi les preuves, des vidéos ont été découvertes, filmées durant des soirées pyjama organisées au domicile familial à Lucenay, dans le Rhône. Cette révélation a été confirmée par le parquet de Villefranche-sur-Saône, suivant une enquête approfondie mise à jour fin avril.
Les actes criminels ont eu lieu entre 2020 et 2024, touchant des enfants scolarisés dans les mêmes établissements que les siens. Le prévenu a reconnu les faits lors de ses auditions, comme l’a rapporté Le Monde, signalant des crimes liés à au moins trente victimes. En 2025, il avait déjà été mis en examen pour des infractions similaires.
Près de 330 enregistrements incriminants
Les policiers ont découvert près de 330 vidéos et photos, réalisées à l’aide de dispositifs dissimulés, documentant des actes de violence sexuelle tant sur des enfants éveillés que sur des victimes endormies. Ces éléments ont permis aux enquêteurs d’établir une liste de victimes, ébranlant ainsi une communauté entière.
Les plaintes ont été déposées après que des enfants ont commencé à se confier à leurs parents sur les atrocités subies. Après une première arrestation fin 2024, le père a été brièvement libéré avant de tenter de se suicider. Il a ensuite été remis en détention provisoire, où il attend son procès, incitant ainsi une réflexion sur les mesures de protection des enfants dans des situations similaires.
La gravité de cette affaire a suscité des discussions au sein de la société française, appelant à renforcer les dispositifs d'écoute et de soutien pour les jeunes victimes. Dans un contexte où les actes de pédocriminalité demeurent un sujet sensible, la prise de conscience collective s'accentue, comme le souligne une récente étude sur l'augmentation des appels à la ligne d'écoute spécialisée.







