Paul Vannier, député LFI du Val d'Oise, a récemment exprimé ses préoccupations sur les violences scolaires lors de l'émission "Tout est politique" sur franceinfo. Il a fait le point sur l'impact de sa proposition de loi, qui visait à lutter contre ces violences dans les établissements scolaires, mais qui n’a pas été inscrite à l’ordre du jour.
Sonia Chironi, journaliste : "Quelles sont les répercussions politiques suite au décès tragique de Quentin Deranque ? Parlez-nous de votre proposition de loi sur les violences à l'école."
Paul Vannier : "Bien que ma proposition ait reçu le soutien de 142 députés issus de divers groupes parlementaires, elle a été rejetée lors d'un vote, surtout à cause de l'opposition du Rassemblement national et de la droite. Ce rejet est profondément préoccupant, car il met en péril la sécurité de millions d'enfants."
Nathalie Saint-Cricq : "Pourquoi ce vote contre votre loi ?"
Vannier souligne un "tabou" autour de l'école privée, où se concentrent une grande partie des problèmes de violence. Il affirme : "Cette violence est également présente dans l'enseignement public, mais il existe une réticence à aborder les problèmes spécifiques aux établissements privés. Il est urgent d’améliorer la formation des personnels et des élèves afin de lutter efficacement contre ces abus."
Il déplore qu'il y ait une volonté politique de fermer les yeux sur ces violences, en particulier celles à caractère sexuel, au détriment de la protection des enfants. "On essaie de préserver des privilèges inacceptables de l’enseignement privé, même si cela met en danger la santé des enfants," déclare-t-il.
Vannier incite ses collègues députés à continuer le combat pour faire avancer ce texte, insisté sur l'importance d'un débat ouvert sur ces questions cruciales. Le sujet reste brûlant, surtout dans un contexte où la sécurité des jeunes est au premier plan des préoccupations. La récente suppression de la loi est un rappel flagrant que la lutte contre la violence à l'école est encore loin d'être gagnée.







