Dans une interview accordée à franceinfo le 16 avril, Julien Odoul, porte-parole du Rassemblement national et député de l’Yonne, a vivement critiqué l'inertie gouvernementale concernant la hausse des prix des carburants à la pompe. Il a souligné que cette crise est profondément liée à des choix politiques et que le gouvernement français devrait prioriser le bien-être des Français plutôt que d'épauler des intérêts extérieurs.
En réaction aux récentes perturbations du détroit d'Ormuz dues à la crise en Iran, Odoul a affirmé : "C'est au gouvernement français de rendre de l'argent aux Français, et non pas aux Mollahs de fixer la TVA dans notre pays." Il a expliqué que l'augmentation des prix des carburants est symptomatique d'une gestion qui refuse de baisser les taxes, alors même que 60 % du prix final est déterminé par l'État.
Abordant aussi les propositions du PDG de Total, Patrick Pouyanné, concernant une éventuelle compensation pour le passage des bateaux, Odoul a été clair : "Avant de penser à des compensations, il est impératif de sortir de cette crise régionale. La priorité doit être la stabilité et une politique étrangère cohérente qui serve avant tout les intérêts français."
D'autres experts s'accordent à dire qu'une baisse de la TVA pourrait être une solution durable. Marine Le Pen, par exemple, a suggéré de réduire la TVA de 20 % à 5,5 %. Odoul a soutenu cette idée, affirmant que cela pourrait permettre une économie substantielle pour les ménages français.
"Pourquoi est-ce que le gouvernement ne veut pas rendre de l'argent aux Français, alors qu'il est capable de débloquer des sommes considérables pour d'autres pays ?" a-t-il lancé, citant les 18 milliards d'euros octroyés à l'Ukraine. Pour Odoul, la question n'est pas de savoir où trouver l'argent, mais comment utiliser les ressources de manière efficace pour soulager les classes moyennes et populaires.
Concernant la possibilité d'une ristourne ciblée, Odoul a rétorqué : "Sous prétexte qu'une aide pourrait avantager certains, nous allons exclure 99 % des automobilistes qui dépendent de leur voiture pour travailler." Il a plaidé pour un soutien généralisé, qui permettrait aux foyers français de retrouver une certaine capacité d'achat, estimée à 150-200 euros par mois.
"Il est temps pour notre gouvernement de passer à l'action et de ne plus se contenter de mesures temporaires," a conclu Odoul, appelant à une reforme globale des taxes sur l'énergie.







