Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a promis le 15 avril d'explorer "une solution" pour que les artisans boulangers et fleuristes puissent ouvrir lors de la fête du Travail, prévue le 1er mai 2026. Cette déclaration marque un tournant après le rejet d'une proposition précédente qui aurait permis d'élargir le travail ce jour-là.
Franck Tombarel, boulanger à Paris, a fait part de son mécontentement récemment : "Pourquoi ne pourrions-nous pas travailler le 1er ? Nous ouvrons à Noël, au Nouvel An, mais pas ce jour-là ? Les gens ont besoin de pain", s'est-il indigné.
Les artisans reçus à Matignon pour discuter
La révision de la position du gouvernement s'est produite dans l'après-midi du 15 avril. Lecornu a déclaré vouloir se concentrer uniquement sur les artisans boulangers : "Nous devons rechercher une solution pragmatique et sécurisante pour les boulangers", a-t-il précisé. Une telle ajustement pourrait permettre aux établissements qui emploient des artisans de rouvrir le 1er mai.
Cela représente pour des artisans comme Tombarel un enjeu économique significatif : "Cela peut générer entre 3 000 et 4 000 euros de chiffre d'affaires, essentiel pour couvrir les salaires et les charges".
Les syndicats et certains partis de gauche se sont opposés à des exceptions trop larges qui auraient permis une ouverture pour des enseignes comme les boulangeries industrielles ou les magasins de jardinage, ce qui a finalement conduit au rejet du texte initial. Jeudi, des discussions à Matignon rassembleront des artisans boulangers pour définir les contours de cette éventuelle réouverture.







