Le site de Stellantis à Poissy, dans les Yvelines, est sauvé, mais un tournant s'amorce alors que la production de voitures s'apprête à disparaître. Ce jeudi, la direction a confirmé le maintien de l'activité économique sur ce site historique, avec un investissement colossal de 100 millions d'euros pour transformer l'usine en un pôle multi-activités. À l'horizon se dessinent des projets tels que la fabrication de pièces détachées, le montage de moteurs et l'impression de pièces en 3D, des initiatives similaires à celles de Renault-Flins, qui a déjà adopté cette pluralité industrielle.
Actuellement, deux modèles, la Mokka et la DS3, continuent d'être produits à Poissy, mais cette production cessera d'ici 2028, marquant ainsi la fin d'une époque pour l'industrie automobile en Île-de-France. Stellantis assure que l'emploi direct sera préservé avec l'engagement de maintenir environ 1 000 postes pour un total de 1 200 personnes. Toutefois, l'annonce soulève des inquiétudes concernant l'avenir des sous-traitants et des entreprises locales, comme l'a souligné Karl Olive, député de la circonscription, qui souhaite des mesures de soutien pour les fournisseurs en danger.
La maire de Poissy, Sandrine Berno Dos Santos, partage cette préoccupation tout en saluant l'investissement comme une victoire pour la ville. "C'est une page d'Histoire qui se tourne," a-t-elle déclaré, soulignant que l’avenir industriel doit néanmoins être préservé. "Nous veillerons à ce que les engagements de Stellantis soient respectés, notamment pour les ouvriers et les sous-traitants."
Dans le contexte actuel du marché automobile, marqué par des difficultés financières et une concurrence croissante, cette décision peut être perçue comme un moindre mal par certains, surtout comparée au scénario d'un départ total du groupe. Un source proche de Stellantis a confirmé que la réorientation des activités devrait également faciliter la gestion foncière du groupe, qui reste propriétaire de vastes terrains à Poissy. D'autres projets pourraient émerger dans les mois à venir, promettant de redynamiser cette zone industrielle alors que le doute plane sur des projets comme la construction d'un nouveau stade pour le PSG.







