La manœuvre politique de Gabriel Attal prend une nouvelle dimension avec le lancement de son livre, En homme libre, édité par les Éditions L'Observatoire. Annoncé pour le 23 avril, cet ouvrage, qui fait écho à une œuvre de Nicolas Sarkozy, s'accompagne d'une tournée de dédicaces et de meetings dans plusieurs villes françaises. Cette dynamique s'inscrit dans une précampagne déjà animée, où Attal cherche à établir sa crédibilité face à des figures comme Édouard Philippe, qui dominent actuellement le paysage central macroniste.
Dans un entretien au Point, Attal déclare : "J'ai eu l'expérience de gouverner, et je pense savoir comment il faut présider la France.” Ce livre lui permet également de partager des réflexions personnelles, notamment sa perception de la dissolution de l'Assemblée nationale en 2024, qu'il qualifie d'"une des décisions politiques les plus funestes de la Ve République".
Innover dans l'exercice du pouvoir
Attal explore également la notion d'espoir à travers son ouvrage. "Il faut changer notre façon d'exercer le pouvoir", soutient-il. En s'appuyant sur ses convictions, notamment concernant la lutte contre l'extrême droite et les discours à connotation xénophobe, il souhaite établir un projet qui propulse chacun, indépendamment de son origine sociale ou personnelle. Son message vise à transcender la polarisation actuelle entre les différentes factions politiques.
La stratégie de pré-campagne est également marquée par des tensions internes, Gabriel Attal devant naviguer entre différents acteurs au sein de Renaissance. Un membre du parti souligne que l'absence de gestion des relations avec d'autres figures comme Gérald Darmanin ou Élisabeth Borne pourrait nuire à sa voie vers la candidature.
Les enjeux se précisent, et même si Attal ne semble pas inclure Les Républicains dans ses projets de rassemblement, il indique un besoin d'affirmation pour présenter une ligne de conduite claire aux électeurs en 2026. "Il faut un véritable rassemblement", conclut-il.







