L'ouverture du 44e Salon du thermalisme, se tenant du 22 au 25 janvier au Carrousel du Louvre à Paris, s'est déroulée dans un cadre sobre et préoccupant. Les acteurs du secteur, rassemblés autour du président du Conseil national des établissements thermaux (Cneth), Thierry Dubois, ont partagé des annonces alarmantes. En effet, la fréquentation a chuté de 1,15 % à l'échelle nationale, tandis que la région Nouvelle-Aquitaine, deuxième destination thermale de France, enregistre une baisse plus significative de 1,52 %, soit 1 800 curistes en moins.
Cette situation résulte principalement des incertitudes budgétaires liées au remboursement des cures thermales. Ce dernier, pris en charge à 65 % par la Sécurité sociale, a été au centre de débats houleux cet automne. "Le maintien du remboursement était attendu", a souligné le professeur Christian Hérisson, président de la Fédération thermale et climatique française, mais le désarroi qui en a découlé a pu nuire à la perception du public. Jean-Charles Pressigout, directeur général des thermes Borda à Dax, a également évoqué une fin de saison difficile, regrettant les effets de confusion parmi les curistes.
Une situation contrastée
Les résultats varient d'un établissement à l'autre. Sur 465 874 curistes recensés en 2025, certains centres ont vu leur fréquentation exploser, comme au Cœur thermique à Dax, tandis que d'autres, comme Eugénie-les-Bains, ont enregistré des baisses dramatiques allant jusqu'à 7,42 %.
Thierry Dubois a également signalé des problèmes de réservations pour la nouvelle saison : "Beaucoup de curistes attendent de voir les décisions budgétaires avant de réserver", ce qui pourrait pousser à de lourdes conséquences pour certains établissements, qui font face à des rejets de réservations allant jusqu'à 10,15 %.
Espoir et réassurance
Toutefois, le président du Cneth reste optimiste. "Le Salon devrait nous permettre de rassurer nos visiteurs et de les encourager à venir, rien ne change pour 2026", a-t-il déclaré, devant des stands animés par une forte affluence. Cet événement pourrait donc marquer un tournant pour le secteur thermale, fort de potentialités à explorer pour relancer cette industrie vitale en France.







