Depuis le 22 janvier, le golfe de Gascogne, qui s'étend du sud de la Bretagne à la péninsule ibérique, est temporairement fermé aux activités de pêche pour une durée de quatre semaines. Cette mesure vise à préserver la population de dauphins, confrontée à un nombre accru de captures accidentelles. Dans un entretien accordé à Ouest-France, Catherine Chabaud, ministre de la Mer, fait le point sur cette décision controversée.
Pour les armateurs, cette fermeture est un coup dur, et les inquiétudes s'intensifient concernant les indemnisations promises et la date de levée de la mesure. Alors que le gouvernement prévoit une nouvelle fermeture entre janvier et février 2026, les pêcheurs espèrent mettre fin à ces restrictions d'ici 2027.
Cette initiative a été largement saluée par les associations environnementales, qui dénoncent depuis longtemps les pratiques nuisibles envers les cétacés. Selon l’association Sea Shepherd, cette décision est un pas important vers une pêche durable. En revanche, pour des pêcheurs tels que Jean-Pierre Le Roux, président d'une coopérative de pêche à La Rochelle, « il est impératif de trouver un équilibre entre la protection des espèces et la sauvegarde de nos emplois ».
Catherine Chabaud, ancienne compétitrice de voile et eurodéputée, souligne que les préoccupations écologiques ne doivent pas occulter les réalités économiques. Dans l’entretien, elle affirme : "Nous devons protéger notre biodiversité, mais aussi soutenir ceux qui vivent de la mer. La réouverture du golfe est un objectif à long terme."
Voici les réactions des experts environnementaux et économiques : “La santé des océans est essentielle pour notre avenir,”“Nous ne pouvons pas continuer à sacrifier nos ressources maritimes au profit d’intérêts à court terme.”
Alors que la date de fin de la fermeture approche, le débat reste vif et les inquiétudes des acteurs du secteur risquent de se renforcer. La ministre de la Mer se réengage à examiner toutes les demandes d'indemnisation et à privilégier le dialogue avec les pêcheurs afin de construire un avenir plus équilibré et respectueux des écosystèmes.







