Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, Centcom, a récemment confirmé avoir conduit des frappes â grande échelle contre des positions de l'État islamique (EI) en Syrie. Cette opération survient après une attaque tragique en décembre dernier, qui a coûté la vie à trois Américains.
Dans un communiqué publié sur le réseau social X, Centcom a déclaré avoir agi "en collaboration avec des forces partenaires" pour cibler plusieurs sites stratégiques de l'EI. Selon des sources militaires, ces frappes visent à ôter à l'organisation jihadiste la possibilité de se renforcer ou de planifier de nouvelles attaques. La Jordanie, voisine de la Syrie, a également annoncé sa participation à cette offensive, affirmant que l'objectif est de neutraliser les capacités de groupes terroristes dans la région afin de garantir "la sécurité régionale".
Après l'attaque meurtrière de décembre, attribuée à l'EI, qui a entraîné la mort de deux soldats et d'un interprète américain près de Palmyre, les Etats-Unis avaient déjà ciblé des bastions de l'organisation. Au moins cinq membres de l'EI auraient été éliminés lors d'une précédente opération, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui suit de près le développement de la situation en Syrie.
Neutraliser la menace de la résurgence
Cette dernière offensive est une mesure supplémentaire pour empêcher la réémergence de l'organisation jihadiste. Fin décembre, les forces américaines avaient aussi frappé des infrastructures clés de l'EI avec le soutien de la Jordanie, marquant une escalade significative dans leur engagement militaire en Syrie. Les frappes conjuguées entre les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France témoignent d'une détermination collective face à la menace persistante que représente l'EI.
La coalition internationale a réussi à défaire l'EI en 2019, mais les cellules dormantes de l'organisation continuent de mener des attaques sporadiques depuis leur retrait dans le vaste désert syrien. Un expert en sécurité, le Dr Jean-Pierre Dupont, souligne que l'EI a toujours la capacité de frapper, ce qui rend ces opérations nécessaires : "Sans une pression constante, l'EI pourrait facilement se réorganiser et représenter une menace pour la sécurité mondiale". Ces évolutions soulignent les défis chroniques auxquels les forces internationales font face dans la lutte contre le terrorisme en Syrie.
Les répercussions de ces frappes, tant sur le terrain qu'en termes de relations diplomatiques, seront à suivre de près pour évaluer leur efficacité et l'avenir de la lutte contre le terrorisme dans cette région déjà éprouvée par des années de guerre.







